Bonne bonite !

Cousine du thon, la bonite est un petit poisson (enfin, petit… Il peut peser jusqu’à 8-10 kg !) à la lisse robe argentée et à la chair rouge et ferme. Je l’aime depuis ma plus tendre enfance, depuis que mon grand-père Jean, pêcheur, en ramenait, tôt le matin, de sa pêche de la nuit, que ma mère préparait, soit pour la grillade, soit pour la mise en bocal. C’est de cette dernière manière que j’ai préparé celui-là (en haut sur la photo), 1 kg pas plus, et plein de laitances (oui, donc c’est « un »,  pas « une ») !
J’ai tout fait comme maman, et il n’y a pas eu grand chose à changer !
Le résultat : une bonite aussi bonne qu’un thon à l’huile, et pour beaucoup moins cher – et en plus, vous savez ce que vous avez mis dans votre bocal ! Des laitances à la texture un peu surprenante, peut-être un peu trop molle – mais écrasées et bien assaisonnées, c’est un régal.

Bonite
Trois bonites, la mienne est celle du haut, la plus grosse !

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Fruits d’été sautés et kasutera de Nagasaki

Le kasutera (ou castella) est une spécialité de la ville de Nagasaki. Celui que vous voyez ici, fabriqué par la célèbre maison Fukusaya, m’a été rapporté de là-bas. C’est un biscuit léger, souple, légèrement spongieux et humide, au délicat goût de miel. Le castella (devenu « kasutera » dans son adaptation japonaise), comme la tempura ou les korokké (croquettes), est arrivé au Japon dans les bagages des Portugais, les barbares du Sud, comme on désignait alors les Européens venus commercer avec le Japon, au 16e siècle. Tout ça, c’est de l’Histoire, mais il n’en reste pas moins que kasutera, tempura et korokké sont devenus des classiques de la cuisine japonaise.

J’adore le kasutera tel quel, mais j’ai aimé le préparer avec des fruits de saison à peine sautés dans un filet d’huile d’olive – vous pouvez utiliser du beurre, mais huile d’olive et miel, pêches et abricots, thym et basilic, c’est un doux résumé du Sud !

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Le kasutera de la maison Fukusaya ou l’art de l’effeuillage à la japonaise !

(Pour 2 personnes. Préparation : 10 min. Cuisson : 5 min.)

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Choc’haricot (mousseux aux chocolats et haricots rouges)

Lorsque des amis vous offrent 500 g d’une délicieuse pâte de haricots rouges venue tout droit du Japon, qu’en faire ? Une première recette (d’autres suivront) avec du chocolat, parce que chocolat et haricots rouges, ça marche très bien. Et comme dirait Philippe Conticini, mettez le chocolat que vous aimez (il me restait des petits morceaux de noir, lait et blanc, c’était l’occasion de les mélanger !). Et pareil pour la farine, j’avais du blé, mais je suis sûre que celles de châtaigne, de pois chiche ou de sarrasin seront parfaites.

(Pour 6 personnes. Préparation : 10 min. Cuisson : 25 min.)

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Somen aux gambas, jus coco

Pour les pâtes japonaises de Nagasaki, les somen et les udon (des pâtes de blé tendre, très éloignées des pâtes italiennes que nous avons l’habitude de consommer), j’ai créé huit recettes, faciles, amusantes, adaptées à nos palais pas forcément très coutumiers des saveurs asiatiques. En voici une nouvelle, en prime, d’une grande simplicité !
Somen gambas-coco

(Pour 2 personnes. Préparation : 10 min. Cuisson : 10 min.)

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Christophe Vasseur : P comme Pain, Passion, Paris…

Christophe Vasseur est un homme heureux : il possède l’une des plus belles boulangeries de la capitale, la célèbre Du pain et des idées. Une boulangerie où l’on va surtout – enfin, pardon, moi, en tout cas –  pour « Le pain des amis », un pain d’exception, l’un de mes préférés au monde (si, si !). Mais je vous rassure, je craque également pour ses viennoiseries et ses galettes des rois (en saison). Bref, un lieu de perdition comme nous les chérissons…
Christophe, donc, vient de publier Le pain, de la terre à la table. Cet ouvrage raconte son histoire, sa passion, ses espoirs, ses angoisses… Le livre lui a demandé quatre ans de travail et, pour s’assurer qu’il serait tel qu’il le voulait, il l’a auto-édité, aucun éditeur de la place ou d’ailleurs ne le voulant ainsi. Une merveille, dont la direction artistique a été assurée par la talentueuse équipe de  be-poles, avec en matière première de très belles photographies de Benoît Linero et, bien plus qu’en accompagnement, des textes très réussis de Camille Sereis, qui a parfaitement su mettre en mots la passion de notre Christophe Vasseur.

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