Le marché de Croix-de-vie

Des villes côtières de la Vendée, il en est une où mes vadrouilles estivales me conduisent régulièrement : Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Confessons-le, outre le plaisir de la proximité de l’océan – rare à Paris – et celui de la sardine, l’un des trésors de la pêche locale – activité rarissime dans la capitale –, j’y suis (surtout ?) attirée par le nombre de marchés qui s’y bousculent. Trois à Saint-Gilles, deux à Croix-de-Vie chaque semaine, soit cinq pour l’ensemble de ces deux villages qui, depuis 1967, ont su transformer le pont qui les séparait en lien qui les unit, pour former une même petite ville, installée sur les deux rives de la Vie – ça ne s’invente pas, puisque tel est le nom du cours d’eau qui court en son cœur…

Petite balade en images sur le marché de Croix-de-vie

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Les joies de la marée, par Patrick Cadour

Autant vous le dire tout de suite, je suis née au bord de la Méditerranée. Alors la marée m’est à peine plus connue que les rivages de la Mer de la Tranquillité… Quant à la côte atlantique, mes pieds –- pour ne parler que d’eux – ne l’ont pas découverte avant mes 20 ans. C’est dire que les joies des balades interminables à marée basse furent pour moi une découverte tardive même si très agréable…

Patrick Cadour, lui, est un Breton pur beurre, même si la vie l’a surpris à se baguenauder le long d’autres rives, notamment africaines.

Patrick, je l’ai connu il y a quelques années via son blog Cuisine de la mer, un vrai bonheur d’écriture et de recettes. Allez y vous y prélasser, je parie que vous adorerez. Que d’heures ai-je passé à m’esclaffer devant ses mots ! Combien de recettes ai-je suivies… J’en ai perdu le compte !

J’ai ensuite « rencontré » Patrick grâce aux « réseaux sociaux » – qui remplissent parfois leur fonction proclamée –, puis un jour, par hasard à Paris, au sortir d’un magasin d’alimentation coréen (ben voyons !)… il y rentrait – ou l’inverse. Il m’a annoncé qu’il travaillait à un livre. Chose annoncée, chose faite : ce livre je l’ai là, entre les mains.

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Le prosciutto di Parma, le deuxième joyau de Parme

Après le parmigiano reggiano, voici un autre régal italien, le prosciutto di Parma, autrement dit : le jambon de Parme. Comme le parmesan, ce jambon est soumis à des règles strictes établies par le Consortium du jambon de Parme, qui garantissent aux acheteurs un produit d’excellence. Et il est AOP depuis 1996.

Visite d’un site de production à Langhirano

Le salage

Les cuisses de porc qui arrivent sur le lieu de production du jambon pèsent au minimum 15 kilos et proviennent de porcs nés et élevés dans une zone géographique délimitée (nord et centre de l’Italie), n’ayant consommé que des céréales et du petit lait issu de la fabrication du parmigiano reggiano. Les cuisses sont parées (les parures sont utilisés en charcuterie) puis salées au gros sel de mer et stockées 24 jours à 3° maximum. Pendant cette période, on ajoute deux fois du sel.

0 Salage

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Une salade aux goûts d’été

Les fruits rouges et noirs de l’été, la fraîcheur du basilic, les huiles fruités et les condiments acidulés de la Maison Brémond 1830  = une recette des plus faciles, que j’ai réalisée l’été dernier. A préparer avec les fruits de saison du marché ou du jardin, en variant les plaisirs : ajoutez fraises des bois, pêches ou abricots, brins de menthe ou d’estragon… Bref, amusez-vous. Et savourez au petit déjeuner ou en fin de repas avec un yaourt grec, ou en entrée d’un léger repas estival.

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(Photo ©Edouard Sicot)

Salade d’été, balsamique framboise et basilic

(Pour 4 personnes. Préparation : 10 min.)

• 8 figues, vertes et noires

• 8 tomates cerise rouges ou d’autres couleurs, mûres mais encore fermes, sucrées (comme celles de Sicile)

• 500 g de petites fraises (j’ai choisi les mara des bois, pour leur parfum, mais prenez vos préférées)

• 500 g de framboises

• 125 g de myrtilles

• 125 g de groseilles

• 2 cuillerées à soupe de condiment balsamique framboise

• 2 cuillerées à soupe d’huile au basilic

• Basilic

1. Rincez les fruits, épongez-les. Écrasez la moitié des framboises et des fraises dans une passoire et ajoutez à la pulpe obtenue le condiment framboise et l’huile. Mélangez.

2. Rincez tomates et figues ; coupez les tomates en deux et les figues en quatre, sans en séparer les quartiers.

3. Répartissez tous les fruits dans quatre assiettes. Nappez-les de coulis fruité à l’huile de basilic. Parsemez de feuilles de basilic et servez aussitôt, ou réservez quelques heures au frais.

=> S’il n’y a plus d’huile au basilic, choisissez celle à la mandarine.

Si vous le souhaitez, vous pouvez télécharger cette recette
au format PDF en cliquant ici.

Alain Passard, un cuisinier en son jardin

On ne présente plus, ou quasiment plus, Alain Passard. C’est en 1986 qu’il a ouvert, à Paris, son célèbre restaurant, L’Arpège. Depuis, cet homme a bouleversé le paysage de la gastronomie parisienne, française et mondiale, en tablant dès 2001 sur l’importance croissante du végétal dans la cuisine. Aujourd’hui cela peut paraître banal — des tables végétariennes ou véganes ouvrent presque toutes les 30 secondes (j’exagère à peine) —, mais son approche était alors loin de faire l’unanimité. On lui prédisait un rapide retour à la « normale ». Heureusement, il n’en fut rien.

Depuis, Alain Passard a fait l’acquisition de trois jardins (les potagers de Fillé, dans la Sarthe, et de Bois-Giroult dans l’Eure, ainsi que le jardin des Porteaux, face à la baie du Mont Saint-Michel) qui lui fournissent les fruits et légumes qu’il cuisine au quotidien.

Je l’ai rencontré il y a quelques jours et nous avons parlé végétal, mais pas que, et surtout de la tomate, cette beauté si malmenée.

Portrait
Le chef Alain Passard.

Quelques extraits de cette conversation, comme autant de pages d’un herbier fabuleux. D’un jardin extraordinaire…

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La confiture de citron, anti-gaspi et ultra-facile

Que faites-vous des citrons une fois que vous les avez pressés et/ou râpés ? Vous les jetez ? Ou bien vous les utilisez pour parfumer une eau, un jus de fruits, un bouillon… ? Mais il en reste toujours, non ? Chez moi, c’était le cas, car j’adore le citron… Puis, j’ai songé à ce que m’ont dit Benoît Castel et Christophe Gueguen-Marcantoni, deux grands professionnels, gourmands comme des chats.

Le premier m’a donné la recette d’une confiture d’orange où il exploite l’orange entière : il la blanchit puis la congèle avant de la cuisiner.
Le second m’a expliqué que la pectine se trouve surtout dans le ziste et le zeste mais, pour faire les confitures, il a des techniques de professionnel que moi, pauvre cuisinière de base, je n’ai pas !

J’ai cogité… Et un jour, j’ai trouvé !

J’ai congelé les quartiers de citron (bio, hein !) utilisés (mettez-les dans une boîte ou un sachet que vous complèterez au fur et à mesure) et je n’ai pas perdu la moindre pectine ! Suivez ma recette et régalez-vous (enfin j’espère !).

Confiture de citron OK

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Le parmigiano reggiano, le premier des deux joyaux de Parme (*)

Parme, c’est une magnifique ville de la région d’Emilie-Romagne, d’une extraordinaire richesse historique. Pour en savoir plus sur ce lieu magique, il existe des livres, des reportages, que vous trouverez par vous-même. Mais c’est aussi – et ça, ça me parle directement – la patrie du parmigiano reggiano, le « parmesan » en français. J’ai eu la chance d’aller voir sur place comment ce dernier est fabriqué. Rapide voyage et deux petits films explicatifs.

(*) Le deuxième joyau (car il y en a bien plus que deux !) est le jambon de Parme. Je vous en parlerai très bientôt.

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