Aubergines chinoises, assaisonnement italien

Les longues et fines aubergines d’un violet pâle que l’on trouve en ce moment sur les marchés viennent d’Asie, mais sont aussi cultivées en Italie ou Espagne. Elles ont une trentaine de centimètres de long et pas plus de 2 cm de diamètre. Elles sont parfaites comme transition entre le manque hivernal et l’arrivée des grosses aubergines dodues du Sud. Celles-ci, venaient d’Italie et je les ai préparées… à l’italienne, avec origan, ail, menthe… Tous les parfums du Sud.

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Aubergines marinées

(Pour 4 à 6 personnes. Préparation : 15 min. Cuisson : 5 min. Marinade : 1 à 2 h.)

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Quinsou, le calme retrouvé

La maison d’Antonin Bonnet, Quinsou, est un modèle de calme – on la dirait presque « dépouillée ». Nulle fioriture dans cette salle en longueur avec son grand miroir piqué et ses tables de bois. Reposant. Comme la cuisine d’Antonin Bonnet, où rien n’est inutile. Une cuisine en apparence brute mais en réalité infiniment travaillée, précise, limpide, raffinée. Une cuisine à l’image du chef : un homme tranquille, farouche, aux mots pesés, qui ne se départit jamais de son apparente tranquillité. Une sorte d’énigme ? Je ne connais pas très bien Antonin Bonnet, mais j’aime sa cuisine. Et ça me suffit.
Pourquoi ai-je parlé, en titre, de calme retrouvé ? Antonin Bonnet, c’était Le sergent recruteur, un excellent restaurant qui a  sombré avec le projet « jeune rue » qui, on le sait, vira au fiasco. Mais ça, c’était avant. Et Antonin a voulu  aller de l’avant…

Nous sommes allées déjeuner chez Quinsou, à trois. Trois femmes. Et nous avons aimé. Beaucoup.

En photos – et un peu de texte quand même –,  notre déjeuner, juste histoire de vous mettre l’eau à la bouche.

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Agretti et pois-chiches

Je vous ai déjà parlé des agretti, cette petite plante acidulée qui nous vient d’Italie, à la courte saison printanière. Eh bien, ils  sont de retour, et cette fois je les ai associés à une fine galette de pois-chiche, rappelant un peu une socca. Délicieux tel quel à l’apéritif. Et pour les intolérants, c’est sans gluten.

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Socca aux agretti

(Pour 4 personnes. Préparation : 15 min. Cuisson : 30 min.)

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Pascade : Antonin Bonnet invité d’Alexandre Bourdas

Pour qui n’est pas familier de la pascade (comme moi, mais je vis avec un homme qui a mangé celle de sa grand-mère toute son enfance !), il s’agit d’une spécialité aveyronnaise, une sorte de crêpe soufflée cuite au four.
Le chef Alexandre Bourdas, aveyronnais « exilé » à Honfleur – où il a ouvert son restaurant SaQuaNa (Saveur-Qualité-Nature, mais en japonais la même sonorité s’écrit sakana et signifie poisson) – a décidé de faire découvrir aux non initiés non pas LA pascade, celle du souvenir de mon homme, mais SA pascade, dans son restaurant parisien. Et régulièrement, Alexandre invite un chef à en créer une qu’il inscrit à la carte de son « restaurant de pascades ». En mai et juin, c’est son complice Antonin Bonnet (ils se sont connus chez Michel Bras il y a plus de 20 ans), le chef du tout beau tout nouveau Quinsou, qui passe derrière les fourneaux.

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La pascade d’Antonin Bonnet est fraîche et légère, parfaitement printanière. On y trouve des poireaux, des blettes, du pack choï, des herbes… Un œuf mollet et des noisettes croustillantes. Tous les parfums qu’affectionne Antonin Bonnet, ceux de notre terroir et ceux de la lointaine Asie. Allez la goûter, elle coûte 19 euros.

Restaurant Pascade – Alexandre Bourdas
14 rue Daunou, 75002 Paris
Tél. : + 33 1 42 60 11 00
Du mardi au samedi.

Restaurant Quinsou – Antonin Bonnet
33 rue de L’Abbé Grégoire, 75006 Paris
Tél. : + 33 1 42 22 66 09
Du mardi au samedi.

Wasabi, le goût du Japon

Depuis que la vague des sushi a déferlé sur la partie occidentale de la planète, chacun (ou presque) connaît le wasabi. Mais ils sont moins nombreux, ceux qui savent que cet ingrédient clé de la cuisine nipponne ne sort pas miraculeusement d’un tube, pas plus qu’il n’est une poudre magique qui se dilue à l’eau pour former une pâte (deux préparations qui sont le plus souvent des ersatz de wasabi, versions appauvries de l’original, préparées avec les pelures de la racine de wasabi et force colorant). Le wasabi, wasabia japonica, est une plante endémique du Japon où on l’utilise dans son entier, de la racine à la feuille.
Trois soirs durant, dans son restaurant Matsuhisa, à l’hôtel Royal Monceau, le chef Nobuyuki Matsuhisa, a imaginé un menu autour du wasabi frais, destiné à nous faire mieux découvrir ce goût emblématique de son pays et ses subtilités. Arigato, Nobu-san!

Chef Nobu
Nobuyuki Matsuhisa, surnommé ‘Nobu’.

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Le temps des fleurs

Le printemps, c’est connu, est le temps des fleurs (celui des cerises viendra plus tard). Celles de courgettes ne sont pas, à la différence de beaucoup de leurs « congénères », de jolis décors ou de simples beautés langoureusement posées sur un plat. Non, elles savent se décliner en tempuras aériennes, à croquer toutes chaudes salées ou sucrées… Mais aussi farcies et légèrement gratinées, véritables petits coussins douillets à croquer, pour un bouquet de saveurs.

Fleur double
Une fleur de courgette… Double ! Achetée chez Rap.
Gratinées
Légèrement gratinées, craquantes et dodues.

Fleurs farcies

Pour 12 belles fleurs. Préparation : 20 min. Cuisson : 30 min.

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Les vertus de Virtus

Vue comme ça, c’est une petite table qui n’a l’air de rien, installée dans un coin du 12e arrondissement de Paris, qui fut un temps l’adresse du très couru Clandestino puis Clandé. Elle est tenue par un couple nippo-argentin, Chiho Kanzaki et Marcelo Martin di Giacomo. Tous deux se sont fait la main chez Mauro Colagreco à Menton, c’est dire si la main est belle ! Ou plutôt les mains, car cette cuisine à deux est savoureuse et délicate, joyeuse et insolente.
J’y ai déjeuné il y a peu avec un ami : c’était la fin des oursins, le début des asperges, des fraises et de la rhubarbe… Une exquise fin d’hiver et un début de printemps éblouissant : bref, un déjeuner parfait.

Le décor joliment décalé réalisé par le patron, Marcelo Joulia,
architecte et designer, mais aussi vrai gourmet.

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