Double chou-fleur

« Je vous le coupe ? » (Sous-entendu « ma brave dame »…) Ben non ! Certes, il est un peu lourd le chou-fleur, mais prenez donc votre caddie ou faites-vous livrer, non, mais ! Je vous le dis et le répète : tout est bon dans le chou-fleur, zéro déchet ! Voici donc pour commencer une recette permettant d’en utiliser savoureusement les grosses feuilles qui, trop souvent et par ignorance, finissent dans notre poubelle au lieu de se sublimer sur nos tables. Quant au tronc, je vous en reparlerai bientôt : il me reste un chou-fleur quasiment entier…

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(Pour 2 personnes. Préparation : 10 min. Cuisson : 25 min.)

• 200 g de côtes de chou-fleur + quelques fleurettes

• 2 œufs

• 1 échalote

• 1 gousse d’ail

• 1 pomme de terre pelée (environ 50 g de chair)

• 1 noisette de beurre

• 1/2 à 1 cuillerée à café de sumac*

• Sel, poivre, muscade

1. Rincez les côtes de chou-fleur et coupez-les grossièrement. Rincez la pomme de terre et coupez-la en rondelles. Pelez ail et échalote et hachez-les menu.

2. Faites fondre le beurre dans une sauteuse et ajoutez ail et échalote. Mélangez 3 à 4 min, à feu doux, sans laisser dorer. Ajoutez chou-fleur et pomme de terre et mélangez encore 2 min.

3. Versez 4 dl d’eau dans la casserole et laissez frémir 20 min.

4. Pendant ce temps, mettez les œufs dans une petite casserole, couvrez-les d’eau froide. Portez à ébullition puis laissez frémir 5 min. Égouttez-les et laissez-les tiédir sous un filet d’eau. Tapotez-les délicatement sur le plan de travail puis écalez-les. Rincez-les puis laissez-les reposer dans de l’eau chaude.

5. Râpez les fleurettes de chou-fleur sur une Microplane® à très gros grains et mélangez-ce « râpé » au sumac.

6. Mixez le contenu de la sauteuse, salez, ajoutez poivre et muscade à volonté et répartissez dans deux bols. Ajoutez les œufs, parsemez de chou-fleur au sumac et servez aussitôt, tel quel ou avec du pain grillé.

* Le sumac :
Connu et apprécié des Romains pour son acidité bien avant l’arrivée du citron, le sumac est présent dans toutes les cuisines du Moyen-Orient. Il s’agit des baies séchées d’un arbuste qui pousse à l’état sauvage. L’arbuste donne de petites fleurs blanches, auxquelles succèdent des grappes de petites baies rouges qui prennent, en séchant, une jolie couleur brique plus ou moins sombre. Les baies peuvent être utilisées entières, on en extrait aussi les graines, mais la manière la plus facile de l’utiliser, c’est de les moudre. Au Liban, on le mélange au thym séché, et il devient « zahter » ou « zaatar », indispensable pour parfumer les pains, les salades, les boulettes de viande…

Si vous le souhaitez, vous pouvez télécharger cette recette, au format PDF, en cliquant sur l’image ci-dessous

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