Végéterrien, un nouveau concept ?

Je suis le travail de Bernard Laurance depuis longtemps. Son blog, La cuisine de Bernard, est un régal (je vous en avais parlé ici) et ses livres donnent toujours envie de cuisiner. A propos de livre, justement, il vient de publier Végéterrien, un titre qui dit :
1. que nous sommes terriens – et là personne ne peut le contredire.
2. qu’il vaut mieux consommer végétal qu’animal.
Disons-le tout de suite, je ne suis pas végétarienne. Je suis un être humain qui se nourrit, comme tel, de végétal et d’animal. Ce qui ne signifie absolument pas « s’empiffrer » de viande, volaille ou poisson. Non, j’en consomme peu, de temps en temps et, surtout, en choisissant ce que je mange. Choisir, contrairement à ce que l’on dit parfois (trop souvent), est à la portée de tous. Il vaut mieux manger de temps à autre une bonne viande, bien élevée, en petite quantité, que souvent n’importe quoi acheté en supermarché ou en surgelé – allez voir votre boucher ou votre poissonnier, achetez au marché et surtout, posez des questions ! Autrefois, pour décrire ce régime alimentaire, ancestral raisonné, on utilisait le mot « omnivore », tout simplement. Et puis, les gens comme moi sont soudain devenus des « flexitariens »…  Soit. J’assume, jusqu’à la prochaine mode. Alors, je suis peut-être flexitarienne, très « flexi », mais ça ne m’empêche pas d’apprécier grandement le travail fait dans ce livre ! En matière de gastronomie aussi, je suis pour prendre le meilleur dans chaque école. Vive la cuisine laïque (un nouveau concept ?) !

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Mais revenons à nos moutons (enfin, si je peux me permettre !) : végéterrien est un très joli mot forgé par Bernard Laurance, et son joli livre est en plein dans l’air du temps avec ses 115 recettes végétariennes, véganes pour certaines, et « sans » (gluten et lactose). Tout est là, quoi ! Et, pour s’y retrouver dans cette cuisine, qui demande un minimum de connaissances diététiques (que manger pour absorber les protéines indispensables au bon fonctionnement de notre corps), deux doubles-pages  présentent les ingrédients indispensables, du gluten de blé aux noix de cajou, en passant par la farine de lupin, le tofu, les protéines de soja, les flocons de levure… Indispensable, donc !

Et comme toujours avec Bernard, on voyage à travers le monde :  pakoras aux légumes,  bahjis aux oignons,  naans,  börek au fromage,  curries, crêpes coréennes aux haricots mungo et à la ciboule,  noodles…

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Sans oublier des recettes plus familières : crêpes de sarrasin, champignons et poireaux, pâtes à la courge butternut rôtie et au beurre de sauge, crumble salé aux tomates et courgettes, millasson…

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Mais aussi recettes retravaillées pour permettre de cocher sans crainte  les cases « sans » : madeleines, gaufres, riz au lait d’amande…

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Les recettes de Bernard sont faciles, parfaitement écrites, donc on ne s’y perd pas. Elles sont précédées de quelques phrases qui nous racontent la naissance de la recette, le travail qui a été fait… Bref, tout ce qui fait vivre, et bien vivre, un ouvrage.

Végéterrien, de Bernard Laurance
Photos : Claire Curt
Stylisme : Manuela Chantepie
Flammarion, 24,90 euros

Livre offert