Les recettes, mémoire de nos mères

C’est l’histoire d’un mail reçu d’une lectrice de ce blog (merci Marie-Caroline !) qui me proposait de m’envoyer l’une de ses trouvailles chez un brocanteur : La Cuisine Illustrée, hors-série Modes de Paris. Je n’ai pas réussi à trouver de copyright donc je ne sais de quelle année date ce gros livre soigneusement conservé, annoté, enrichi, usé par les générations. L’un de ces ouvrages que nos mères ou nos grands-mères gardaient précieusement dans un coin de leur cuisine pour y puiser de quoi nourrir et délecter leur famille.

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C’est toujours très émouvant de voir le travail réalisé par la mère de famille – sans aucun doute –, qui avait elle-même peut-être hérité l’ouvrage de sa mère, tant le partage de recettes reste, depuis toujours, l’apanage des femmes. Ouvrage qui passera plus tard dans les mains de la fille – ou d’une fille s’il y en a plusieurs, celle qui aura le plus d’affinités avec la cuisine. Aujourd’hui tout cela s’est perdu, balayé par l’Internet qui facilite la recherche et nous offre même le luxe de trouver ce que nous ne cherchons pas vraiment – attention, je n’en dis pas de mal, j’aime beaucoup les divagations que peut offrir ce type de recherches.

 

Regardons ces ouvrages comme des témoignages offerts aux archéologues du futur qui  apprendront tout de notre manière de vivre du milieu du 20e siècle.

Et nous, qu’en retirons-nous ? Tout dépend bien sûr de l’âge : les jeunes de 20 ans trouveront sûrement cet ouvrage sans interêt autre qu’exotique ; à 30 ans, il pourra ramener à des souvenirs d’enfance autour de la grand-mère ; les plus âgé(e)s se souviendront peut-être des séances de découpage, de collage ou d’écriture. Moi, j’ai l’âge du découpage, et j’adore ce genre de trouvailles.

Maintenant parlons images : je vous le dis tout net,  ce n’est pas du tout Instagramable ! Ou alors en décalage complet…

Et puis vous allez voyager, entre Aboukir et Hong-Kong – ne me demandez pas pourquoi, je n’ai pas tout compris !