Baumanière, le Paradis en Enfer Épisode 3 : Déjeuner au Prieuré

Après un déjeuner à La Cabro d’Or, un dîner à L’Oustau, me voici déjeunant au Prieuré. Située à Villeneuve-les-Avignon, la maison est dans le domaine Baumanière depuis 10 ans. Ici, même ambiance que dans les autres établissements, tout ce qui fait que l’on se sent bien, chouchouté, dès l’arrivée.

• Déjeuner au Prieuré

 

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La salle du restaurant. Photo ©Johan Meallier

 

 

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Baumanière, le Paradis en Enfer Épisode 2 : Dîner à L’Oustau

Hier, je vous parlais de La Cabro d’Or. Aujourd’hui, vient le tour de L’Oustau, pour un dîner inoubliable, grâce la magnifique cuisine de Glenn Viel et aux desserts ébouriffants de Brandon Dehan.

Un œil en cuisine…

Pour patienter, une petite fourmi sur une nappe en papier, comme un pique-nique : cromesquis d’oreille de cochon, tartelette lard fumé-cornichon, trulle (boudin noir) et radis. Tout bon !

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Baumanière, le Paradis en Enfer Épisode 1 : Déjeuner à La Cabro d’Or

Au cœur du Val d’Enfer se niche un véritable paradis : Baumanière, soit une Provence préservée, presque de carte postale, aux pieds des Baux-de-Provence, dans un paysage grandiose.

Baumanière, c’est une histoire qui s’étale sur trois générations : en 1945, Raymond Thuilier, le grand-père de Jean-André Charial – qui préside aujourd’hui, avec son épouse Geneviève, aux destinées du domaine  –, ouvre une jolie maison lOustau de Baumanière, hôtel de charme et restaurant gastronomique. Puis, en 1961, à 900 mètre de là, un second établissement plus simple, plus familial, La Cabro d’Or. Jean-André, officie alors en salle et ne s’y sent pas vraiment à l’aise. Au point qu’un jour un client dit à Raymond Thuilier, l’aïeul : « Dites, votre petit-fils, il est pas gracieux ! ».

Oh, je l’imagine bien cette phrase, avec son vocabulaire joliment désuet (qui emploie encore l’adjectif gracieux aujourd’hui, avec ce sens-là en plus ?), et dite à la manière des acteurs de films de Pagnol, avec le ton, et obligatoirement le bel accent du Sud !

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Geneviève et Jean-André Charial. Photo DR.

La décision est vite prise : Jean-André abandonne la salle pour explorer la cuisine…

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L’irrésistible beurre de la vache Froment du Léon

C’est l’histoire d’une jolie petite vache, la Froment du Léon. Elle est réputée pour sa gentillesse – jadis, lorsque les hommes partaient pêcher le cabillaud à Terre-Neuve, les Froments restaient à la ferme avec les femmes et manifestaient tant de douceur et de présence qu’on les avait appelées « les vaches de Madame » ! Quant à son lait, la Froment l’offre avec parcimonie, pas plus de 6 à 7 litres par jour. C’est pourquoi elle a failli disparaître : pas assez productive. Heureusement, grâce à quelques irréductibles, la voici revenue pâturer entre Paimpol et Saint-Brieuc : trèfle, chicorée, luzerne et autres herbes dont elle se régale. Résultat, un  lait riche et gras qui donne une crème exceptionnelle. Et je ne vous parle pas du beurre…

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Adobo ou le plaisir du vinaigre en cuisine

J’adore le vinaigre dans la cuisine. Quand je dis vinaigre, je parle de vinaigre cuit, pas de son avatar le plus courant, dans vinaigrettes ou marinades. Il n’apporte pas comme on pourrait le croire (le craindre ?) sa seule acidité, mais aussi des parfums, une liaison, une texture, une douceur certaine. Bien entendu, cela dépend des vinaigres : balsamique, il sera doux et velouté ; de riz ou de pomme, il sera fruité et à peine acidulé ; de vin rouge il sera très aromatique ; de miel, il apportera douceur et moelleux ; de xérès il offrira ses arômes boisés… Goûtez et amusez-vous.

Le plat que je vous propose ici, l’adobo, est tel que je l’ai dégusté aux Philippines : tendre et extrêmement parfumé. Mais arrangé à ma sauce, avec ajout d’orange, de muscade et de girofle, de patate douce et de poireau.  Vous pouvez aussi imaginer cet adobo sans riz, mais sur un couscous de chou-fleur, une polenta moelleuse, un petit épeautre pilaf…

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Adobo de porc comme aux Philippines

(Pour 4 personnes. Préparation : 20 min. Cuisson : 1 h.)

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Poireaux confits

On ne les aime pas vraiment ces pauvres poireaux, ils ne semblent bons que pour la vinaigrette, pour distraire les pommes de terre ou se prélasser lascivement dans une soupe. On n’y pense pas, ou peu, comme légumes, seuls. Ils sont pourtant excellents, comme ceux-ci, à la fois doux et parfumés, tendres et croustillants. Allez, réhabilitons le poireau !

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Poireaux confits, sucre et sel

(Pour 2 à 3 personnes. Préparation : 10 min. Cuisson : 30 min.)

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Fukushima, 7 ans de réflexion

Sept ans. Il y a sept ans que ce nom, Fukushima, toponyme tout simple jusqu’alors inconnu pour la plupart, a brisé notre cœur. Ceux qui les ont vécues, en direct ou en différé, n’oublieront jamais ces terribles images de mort et de destruction, sur fond de centrale nucléaire au bord de l’explosion. Et qui dit centrale nucléaire dit radioactivité (le premier qui me dit que le nucléaire est la plus propre des énergies…). Car ce qui est terrible avec la radioactivité, c’est qu’on ne la voit ni ne la sent. On la mesure – avez-vous vu les magnifiques images des environs de Tchernobyl rendus à la nature, où les animaux s’ébattent en toute liberté (normal, l’homme n’est plus là) ? Mais la radioactivité, elle, demeure, et pour longtemps. Tout comme à Fukushima.
Après Tchernobyl et Fukushima, becquerel, sievertcésium, cadmium, strontium, plutonium se sont gravés à jamais dans nos têtes… Synonymes de pollution nucléaire, sans doute pour des milliers et même des millions d’années, avec laquelle il faut, il faudra, pour les générations à venir, vivre.

Alors quelle ne fut pas ma surprise lorsque je reçus, il y a peu, une invitation à aller déguster… les produits de Fukushima. Mais on ne peut non plus contraindre un pays à rayer une région entière de sa carte, surtout quand il s’agit du Japon – un si petit pays. Et quand on sait que Fukushima et sa région est riche de fruits et légumes, de poissons, de bovins… Allez, n’écoutant que ma curiosité, j’y suis allée. Et l’on a tenté de m’y convaincre que tous les produits qui franchissent les frontières de l’Europe, du Japon ou d’ailleurs, sont strictement analysés. Je n’ai aucun doute là-dessus mais… sont-ils pour autant bons pour notre santé ? C’est une autre histoire, me direz-vous, et les scandales alimentaires abondent : vache folle ou aux hormones, huile frelatée, œufs contaminés, poulets à la dioxine…

Je suis donc allée fouiner du côté du site de l’Union Européenne et franchement, c’est très compliqué… Mais je suis tombée sur cette info, qui devrait nous rassurer. Et allez donc faire un tour sur le site de Michèle Rivasi, députée européenne Europe Écologie, en pointe dans toutes les combats pour l’écologie.

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