Champagne !

Oubliez les footballeurs et leurs millions, les stars et leurs excentricités, les jeunes P.-D.G. de la Silicon Valley… Non, les premiers consommateurs de champagne au monde sont… les Français ! Voilà qui est heureux pour le pays qui l’a créé.

Les Français, en effet, consomment en moyenne 9 bouteilles de champagne par an : une jolie moyenne, non ? Un breuvage de fête qui, n’en doutons pas, est réservé à célébrer tous les moments marquants de la vie. Qui imagine une naissance, un mariage et pourquoi pas un divorce, sans champagne ? C’est là qu’est le problème, se désole Antoine Gerbelle, co-auteur avec Sébastien Demorand de cet ouvrage pétillant, Le champagne, dix façons de l’accompagner : « C’est toujours et encore à l’apéritif ou en fin de repas ».

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D’où la mission que ce sont fixé les auteurs : faire du champagne un vin de repas comme un autre, le désacraliser pour mieux le valoriser. Mais attention, pas un repas de luxe, trop facile, mais un repas plus quotidien, avec une pointe d’inventivité. C’est le pari ici lancé à dix chefs, qui ont préféré radis, poireaux, sardines, œuf, calmars et autres choux de Bruxelles, aux truffes, homards et caviar de certains de leur collègues traditionalistes. Le résultat : dix joyeuses recettes, toutes suivies d’un conseil avisé pour le choix de la bulle appropriée.

Cuisinez, choisissez le bon champagne – demandez à votre caviste préféré – et régalez-vous, comme avec la recette toute simple que j’ai retenue pour vous donner envie : L’œuf mayonnaise, ivre de champagne. Je l’ai réécrite pour que vous ayez envie de la faire là toute de suite, mais allez la lire (p. 5), c’est un régal de poésie !

L’œuf mayonnaise, ivre de champagne

Recette de Nicolas Fabre, Le Bel ordinaire

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L’œuf mayonnaise,  ivre de champagne, le soir de la présentation du livre au Bel Ordinaire.

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Du beurre et des algues

J’adore le beurre et j’adore les algues. Et donc, le beurre aux algues. J’en ai acheté 3 différents, à La Grande Épicerie. Je les ai testés. D’abord seuls, en très petites bouchées, puis sur une simple tranche de pain grillé, au petit déjeuner avec du thé genmaïcha – c’est l’un de mes petits déjeuners préférés… Et enfin sur des moules et du poisson vapeur.
Mais à vous de les imaginer autrement : étalés sur du pain pour accompagner des huîtres ou des crevettes, posés sur un filet de poisson grillé, des saint-jacques, des coquillages juste ouverts, des crevettes sautées… Et pourquoi pas, comme il m’arrive de le faire, dans un sandwich avec un bon jambon blanc en chiffonnade et du comté fruité (si si, je vous assure !).

Vous pouvez aussi préparer votre beurre aux algues en mélangeant votre beurre préféré (demi-sel, salé, aux cristaux de sel ou même doux) et des paillettes d’algues (ici ou ici, une seule variété ou un mélange), à température ambiante, avec une fourchette. Moulez alors le beurre obtenu et réservez-le au réfrigérateur.

Testons !

Je ne vous dirai pas lequel est mon préféré (vous allez sans doute le deviner, ou peut-être pas) car les trois sont intéressants. Et puis il n’y a rien de plus subjectif que le goût !

Bordier, Au Bon Beurre, Beillevaire

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L’huile d’olive nouvelle de Maison Brémond 1830

Chaque année, l’huile d’olive nouvelle arrive au cœur de l’hiver, gorgée du soleil qui a nourri les olives tout l’été. La cuvée 2017/18 de Maison Brémond 1830 – Première récolte, First Harvest – est un délice d’une ardence toute en délicatesse, sans agressivité superflue. Testez. Versez-en quelques gouttes dans une petite cuillère et goûtez : j’y ai trouvé des épices douces, sensuelle cannelle et poivre frais et délicat – comme celui du Viêt-Nam, que j’ai acheté chez Olivier Roellinger –, un léger parfum d’herbe coupée et une parfaite longueur en bouche.

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Les anchois, du sel à l’huile

Je n’achète pas d’anchois à l’huile, ou alors très exceptionnellement : s’ils me sont recommandés, si je suis sûre de leur excellence… Parce que, la plupart du temps, ils sont « esquichés » dans de petites boîtes ou des bocaux, insipides, rachitiques et hérissés d’arêtes, le tout baignant dans une huile pas toujours excellente…

Bref, je n’achète plus que des anchois au sel. Le bocal ci-dessous vient de chez Rap, produit par la maison Frantoio di Sant’Agata d’Oneglia, en Ligurie, connue pour ses excellentes huiles d’olive. Mais vous en trouverez bien d’autres, de France, d’Italie, d’Espagne, de Grèce…

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Mes huit créations pour les pâtes japonaises de Nagasaki

Au Japon, à Nagasaki, on fabrique d’exquises pâtes à base de blé tendre : les somen, qui ne demandent pas plus de 2 minutes de cuisson, et les udon, qui cuisent, elles, en 6 minutes. Toutes deux sont très faciles à travailler, mais ne réagissent pas du tout comme les pâtes italiennes de blé dur que nous connaissons chez nous : suivez donc bien le mode d’emploi donné dans chacune des huit recettes que j’ai créées pour ces pâtes japonaises de Nagasaki (quatre pour chaque variété), à préparer en toutes saisons, et photographiées par mon complice de plus de quinze ans, Édouard Sicot. J’ai réalisé recettes, shopping et stylisme culinaire.

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Une huile d’olive vierge, vraiment extra !

Elle vient d’arriver à la Maison  Brémond 1830 : l’huile Prem’s de l’année ! C’est une huile d’olive, infailliblement, vierge extra, évidemment, 100 % française, naturellement, et bio, immanquablement. Elle est vendue dans son  joli bidon – relooké par Olivier Baussan, on s’en doute –, pratique et toujours totalement recyclable.

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Les choix de Delphine

Lorsque Delphine Plisson a créé la Maison Plisson, ils ne manquaient pas, ceux qui parlaient d’un nième magasin bobo… Grave erreur ! Delphine n’aime qu’une chose : manger et bien manger. Elle a donc sillonné la France, avec quelques privilégiés, à la recherche de beaux et bons produits – donc, de beaux et bons producteurs.

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Aujourd’hui, Delphine vient de faire paraître Les vraies bonnes choses à manger.

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