Généreuse Générose

La Générose, c’est une tomate, une nouvelle tomate, bio, issue de croisements et non OGM. Une tomate bien ronde et charnue, d’une jolie couleur tirant vers le rose ou le jaune. Elle pourrait être prise pour une tomate ancienne, mais non : c’est une variété nouvelle, sucrée, goûteuse et juteuse, craquante et fondante. Elle est cultivée en France et vous la trouverez dans les magasins bio, dans les rayons bio de la grande distribution, et elle a un bel ambassadeur en la personne du chef Glenn Viel.

J’en ai fait une préparation fraîche et acidulé, parfaite en ces périodes de grosses chaleurs.

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Tomate farcie à l’orge perlé et aux pistaches

(Pour 2 ou 4 personnes. Préparation : 15 min. Cuisson : 40 min. Repos : 2 h.)

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Champagne !

Oubliez les footballeurs et leurs millions, les stars et leurs excentricités, les jeunes P.-D.G. de la Silicon Valley… Non, les premiers consommateurs de champagne au monde sont… les Français ! Voilà qui est heureux pour le pays qui l’a créé.

Les Français, en effet, consomment en moyenne 9 bouteilles de champagne par an : une jolie moyenne, non ? Un breuvage de fête qui, n’en doutons pas, est réservé à célébrer tous les moments marquants de la vie. Qui imagine une naissance, un mariage et pourquoi pas un divorce, sans champagne ? C’est là qu’est le problème, se désole Antoine Gerbelle, co-auteur avec Sébastien Demorand de cet ouvrage pétillant, Le champagne, dix façons de l’accompagner : « C’est toujours et encore à l’apéritif ou en fin de repas ».

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D’où la mission que ce sont fixé les auteurs : faire du champagne un vin de repas comme un autre, le désacraliser pour mieux le valoriser. Mais attention, pas un repas de luxe, trop facile, mais un repas plus quotidien, avec une pointe d’inventivité. C’est le pari ici lancé à dix chefs, qui ont préféré radis, poireaux, sardines, œuf, calmars et autres choux de Bruxelles, aux truffes, homards et caviar de certains de leur collègues traditionalistes. Le résultat : dix joyeuses recettes, toutes suivies d’un conseil avisé pour le choix de la bulle appropriée.

Cuisinez, choisissez le bon champagne – demandez à votre caviste préféré – et régalez-vous, comme avec la recette toute simple que j’ai retenue pour vous donner envie : L’œuf mayonnaise, ivre de champagne. Je l’ai réécrite pour que vous ayez envie de la faire là toute de suite, mais allez la lire (p. 5), c’est un régal de poésie !

L’œuf mayonnaise, ivre de champagne

Recette de Nicolas Fabre, Le Bel ordinaire

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L’œuf mayonnaise,  ivre de champagne, le soir de la présentation du livre au Bel Ordinaire.

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Un rosé pour l’été

Le vin rosé divise, il est « clivant » (comme on dit) : on aime ou on déteste. Moi j’aime. Quand il fait beau et chaud comme ces jours-ci à Paris, ce vin me donne une impression de vacances, de mer chaude (oui, je l’aime chaude la mer, autant que j’aime le rosé frais !).

Ce rosé-là est un Tavel du Domaine Lafond Roc-Épine, très aromatique (pour les amateurs : grenache 60 %, cinsault 20 %, syrah 20 %), délicieusement fruité. Non, je n’emploierai pas les mots des spécialistes des vins – je n’en suis pas une et, surtout, avec moi tout marche au… plaisir. Je ne parle que de ce que j’aime, pas le temps, ni l’envie de « dire du mal ». Il y a tellement de belles et bonnes choses à découvrir…

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Ce Tavel, donc, je l’imagine bien avec la fraîche cuisine de l’été : essayez-le avec mes pâtes, haricots et tomates, mes tartines marines,  ma salade thon-coco ou mes courgettes jaunes sésame et parmesan ; et en dessert avec ma salade aux goûts d’été ou mon biscuit ricotta, chocolat et gingembre.

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Stéphane Jégo : le citron noir ou l’éloge de la lenteur

Outre son talent de chef, Stéphane Jégo est aussi un infatigable chercheur. L’homme passe son temps à inventer toutes sortes de folies comestibles qu’il utilise ensuite dans sa cuisine. Mais cette fois, il a aussi pensé aux autres, à ses collègues bien sûr, mais aussi à vous et moi : il vendra sa création sur son site et dans quelques boutiques choisies.

Parmi les préparations qu’il utilise au quotidien et que vous allez apercevoir dans les images du déjeuner où j’ai été invitée, citons :
– Le Maritime breton : bouillon de crevettes séché et déshydraté.
– Le Sable maraîcher : persil,  amandes, chapelure.
– La Terre brûlée : oignons grillé, noisettes, laurier, origan, romarin.
– Le Citron-picon : réduction  jus de citron noir-picon.

Sa dernière création en date ?
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L’irrésistible beurre de la vache Froment du Léon

C’est l’histoire d’une jolie petite vache, la Froment du Léon. Elle est réputée pour sa gentillesse – jadis, lorsque les hommes partaient pêcher le cabillaud à Terre-Neuve, les Froments restaient à la ferme avec les femmes et manifestaient tant de douceur et de présence qu’on les avait appelées « les vaches de Madame » ! Quant à son lait, la Froment l’offre avec parcimonie, pas plus de 6 à 7 litres par jour. C’est pourquoi elle a failli disparaître : pas assez productive. Heureusement, grâce à quelques irréductibles, la voici revenue pâturer entre Paimpol et Saint-Brieuc : trèfle, chicorée, luzerne et autres herbes dont elle se régale. Résultat, un  lait riche et gras qui donne une crème exceptionnelle. Et je ne vous parle pas du beurre…

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Fukushima, 7 ans de réflexion

Sept ans. Il y a sept ans que ce nom, Fukushima, toponyme tout simple jusqu’alors inconnu pour la plupart, a brisé notre cœur. Ceux qui les ont vécues, en direct ou en différé, n’oublieront jamais ces terribles images de mort et de destruction, sur fond de centrale nucléaire au bord de l’explosion. Et qui dit centrale nucléaire dit radioactivité (le premier qui me dit que le nucléaire est la plus propre des énergies…). Car ce qui est terrible avec la radioactivité, c’est qu’on ne la voit ni ne la sent. On la mesure – avez-vous vu les magnifiques images des environs de Tchernobyl rendus à la nature, où les animaux s’ébattent en toute liberté (normal, l’homme n’est plus là) ? Mais la radioactivité, elle, demeure, et pour longtemps. Tout comme à Fukushima.
Après Tchernobyl et Fukushima, becquerel, sievertcésium, cadmium, strontium, plutonium se sont gravés à jamais dans nos têtes… Synonymes de pollution nucléaire, sans doute pour des milliers et même des millions d’années, avec laquelle il faut, il faudra, pour les générations à venir, vivre.

Alors quelle ne fut pas ma surprise lorsque je reçus, il y a peu, une invitation à aller déguster… les produits de Fukushima. Mais on ne peut non plus contraindre un pays à rayer une région entière de sa carte, surtout quand il s’agit du Japon – un si petit pays. Et quand on sait que Fukushima et sa région est riche de fruits et légumes, de poissons, de bovins… Allez, n’écoutant que ma curiosité, j’y suis allée. Et l’on a tenté de m’y convaincre que tous les produits qui franchissent les frontières de l’Europe, du Japon ou d’ailleurs, sont strictement analysés. Je n’ai aucun doute là-dessus mais… sont-ils pour autant bons pour notre santé ? C’est une autre histoire, me direz-vous, et les scandales alimentaires abondent : vache folle ou aux hormones, huile frelatée, œufs contaminés, poulets à la dioxine…

Je suis donc allée fouiner du côté du site de l’Union Européenne et franchement, c’est très compliqué… Mais je suis tombée sur cette info, qui devrait nous rassurer. Et allez donc faire un tour sur le site de Michèle Rivasi, députée européenne Europe Écologie, en pointe dans toutes les combats pour l’écologie.

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