Couleurs de saison

Ne me parlez pas de détox ou de régime, évoquez plutôt une cuisine différente. Après les excès des fêtes, inutile de s’affamer, mais choisissez de manger plus simple, plus léger. Toujours de saison. Et coloré, pour satisfaire les yeux avant les papilles.

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Poireaux et betteraves vinaigrette, œufs mollets

(Pour 4 personnes. Préparation : 20 min. Cuisson : 15 min. Repos : 4 h ou plus.)

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Boulettes sans boulettes

Après Le cookie de nos rêves, voici Les boulettes de nos rêves. Toujours écrit par Déborah Dupont-Daguet (cette fois-ci Géraldine Martens n’est pas co-auteur de l’écrit, mais reste photographe). Déborah est à la tête de ce lieu de perdition qu’est La librairie gourmande, à Paris, c’est dire si elle en connaît un rayon côté cuisine.

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Comme dans Les cookies, Déborah déjoue tous les pièges de la fabrication et de la cuisson des boulettes et vous n’aurez plus aucune excuse pour les rater. Didactique donc, mais aussi salivant avec 60 recettes, qui font vraiment toutes envie ! J’ai un faible pour les boulettes bœuf-anchois (p. 42), les boulettes de poulet aux cacahuètes d’Anne Rolland (p.p. 82) ou les boulettes de sardine tsumiré de Chihiro Masui (p. 124). Pour n’en citer que quelques-unes.

Et pour continuer dans les boulettes, voici ma recette (dans Les cookies,  j’avais une recette sœurs Scotto). Enfin une des miennes !

Boulettes

Boulettes de bœuf aux oignons aigre-doux

(Pour 30 boulettes environ. Préparation : 30 min. Cuisson : 20 min.)

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De la joue de bœuf et des légumes de saison

L’hiver est là ou presque. C’est le retour des plats mijotés réconfortants dont cette période de confinement accentue le désir. Vous ne connaissez pas la joue de bœuf ? C’est le moment d’en acheter et de la cuisiner. Elle est plutôt rare chez les bouchers (à Paris en tout cas, dans mon quartier), donc commandez-la. La joue de porc aussi est excellente, et je suis sûre que cette recette lui conviendra parfaitement. Je voulais la rendre « provençale », avec des olives noires, mais je n’en avais pas. En revanche, j’avais une purée d’olives maison et elle a parfaitement jouée son rôle. 
J’ai accompagné ce plat de légumes de saison, mais vous pouvez choisir une simple purée de pommes de terre, une purée de potiron, des pâtes fraîches ou sèches, un riz façon risotto ou pilaf…

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Joue de bœuf, vin rouge et olives

(Pour 8 personnes. Préparation : 15 min. Cuisson : 4 h 30)

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Pâtes à la courge épicée, pour le World Pasta Day

Le 25 octobre, c’est le World Pasta Day, LE jour pour promouvoir la pâte. Je n’ai pas vraiment de jour pour ça, puisque je suis totalement folle de pâtes et, comme me le disait mon oncle : « Tu manges bien des pâtes tous les jours ? ». Non, pas vraiment, mais si je m’écoutais, j’en serais bien capable ! C’est juste qu’il y a plein d’autres choses à manger…Voici donc des pâtes à la courge, aux pacanes et aux épices.

Pâtes et courges

Pâtes à la courge épicée et aux pacanes

(Pour 2 affamés ou 3 raisonnables. Préparation : 10 min. Cuisson : 15 min.)

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Les poissons de Poiscaille

Poiscaille, c’est un joli mot d’argot, un peu suranné. Mais c’est aussi un site où l’on peut acheter des produits de la mer. Et acheter ce type de produits par Internet, c’est pas du tout évident. Mais si, comme moi, vous habitez Paris, êtes petite-fille d’un pêcheur méditerranéen et adorez le poisson, vous savez bien que le bon poisson y est rare et cher. Bien sûr, j’achète quelquefois au marché ou chez le poissonnier de mon quartier, mais comme je suis exigeante et assez maniaque, si, si, il faut le dire, j’en achète peu, parce que je suis rarement contente de ce que je vois. J’ai donc pris un abonnement à Poiscaille et j’en suis absolument ravie. Et fière, parce que je permets à des petits pêcheurs de vivre – et pêcheuses ou pêcheures ? Oui, parce qu’il y a des femmes qui font ce magnifique métier. Donc pas de gros bateaux et de pêche qui abîme les fonds marins et détruit la ressource. Les poissons arrivent en point-relais ou chez vous, 48 heures après la pêche. Et lorsque j’ai ouvert le dernier paquet reçu, une exquise odeur d’algues et de marée vivante m’a assaillie. Deux merveilles, un petit lieu jaune et une grosse dorade grise, qui m’ont donné envie de cuisiner sans attendre, avec ce que j’avais dans ma cuisine : des pommes de terre et des tomates, plus des cocos cuits dans mon frigo, et quelques autres ingrédients. 

Voici donc deux recettes, toujours faciles. 

 

Lieu jaune, pommes de terre et cocos

Pour 2 personnes. Préparation : 15 min. Cuisson : 1 h. 

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Charlotte et Kalamata, avec un rien de Brunswick

Avec ce qu’il y avait dans ma cuisine (des pommes de terre charlotte, des oignons rouges de Brunswick, et des olives de Kalamata), j’ai fait une recette simple, au goût puissant, et franchement délicieuse – bon, je n’irais pas vous donner une recette que je n’aimerais pas quand même ! 

Pommes de terre rôties-fondantes aux oignons et olives

(Pour 3 à 4 personnes. Préparation : 15 min. Cuisson : 40 min.)

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Jaune comme une tomate

La tomate, c’est rouge. Non, c’est aussi vert, jaune, noir, violet… Et aussi zébrée en différents tons. La mienne était une grosse tomate ananas, au jaune délicatement strié de rose. Elle était douce, fruitée, tendre et je l’ai tout naturellement mariée avec les pêches jaunes qui murissaient dans le même compotier, avec leurs jolies joues roses et leur parfum irrésistible.

La recette est toute simple et ne demande pas de proportions. Juste une association évidente, avec le basilic thaï qui pousse sur ma fenêtre. Et les baies roses, pour la couleur et la fraîcheur. Et le tout est une délicieuse entrée estivale – profitons-en, il fait encore beau ces jours-ci.

Carpaccio jaune rosé

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Quelques nuances de rouge

J’ai laissé mûrir cette grosse tomate achetée au marché et sa belle couleur rouge m’a donné envie de la marier avec… du rouge !

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La voici devenue salade acidulée et fraîche à savourer très vite avant l’arrivée de l’automne qui déjà pointe le bout de son nez à Paris, aujourd’hui.

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Tomate en salade rouge

(Pour 2 à 4 personnes. Préparation : 10 min.)

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L’aubergine, encore et toujours

Elles sont magnifiques les aubergines en cette fin d’été, gorgées de soleil, charnues, douces… Ici, elles sont simplement grillées et assaisonnées comme j’aime, avec des parfums mêlés, d’ici et d’ailleurs. À savourer telles quelles ou avec des tomates, des filets d’anchois ou de sardines crus, du thon à l’huile, des œufs durs… Amusez-vous !

J’ai utilisé le Breizh gomasio (encore, allez-vous me dire ! Et bien oui, j’adore), mais vous pouvez utiliser un simple gomasio, sans sarrasin, ou encore parsemer les aubergines de fleur de sel et de graines de sésame.

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Aubergine en salade parfumée

(Pour 3 à 4 personnes. Préparation : 15 min. Cuisson : 5 min. Repos : 1 h)

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Cuisine de vacances, Vénus et Monalisa

Pour cette dernière recette de vacances, j’ai convoqué deux génies de la peinture, Botticelli (pour Vénus, ou plus exactement la naissance de Vénus) et Leonardo da Vinci (pour Mona Lisa, qui n’est plus à présenter). Ne nous emballons pas, Vénus est le nom d’un des nombreux coquillages qui habitent nos côtes, et Monalisa, une excellente pomme de terre. Les voici donc mariées pour une recette où pour une fois, je n’ai pas utilisé d’huile d’olive – si, si, ça m’arrive !

Vénus et Monalisa

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Cuisine de vacances, aubergines et espadon

À Saint-Gilles-Croix-de-Vie, où je passe mes vacances, le marché est pour moi, peut-être plus qu’ailleurs, une halte incontournable, qui soigne partiellement ma frustration habituelle devant les poissons fatigués des étals parisiens. Ici, on trouve du poisson (extrêmement frais), encore du poisson (extrêmement local), toujours du poisson (extrêmement bon), ce qui me réjouit. Hier, à la carte, c’était espadon pêché par les bateaux de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Donc local. Comme les aubergines, elles aussi on ne peut plus locales.

Un peu moins local, mais pas très loin, le gomasio… breton.  Mélange de sésame torréfié et de sel, le gomasio (goma = sésame et sio ou shio = sel) est un assaisonnement japonais. Il se teinte ici de Bretagne avec du sarrasin – quoi de plus breton ? Et le résultat est bluffant, doux, craquant, parfumé. Essayez-le, vous allez l’adorer et avoir envie d’en mettre partout dans votre cuisine. Je l’ai ajouté dans ma recette, qui aurait pu être un peu plus japonisante si j’avais ajouté de la sauce de soja à mes aubergines. Mais non, j’ai dit cuisine de vacances, donc facile, locale, et sans balance ! Bon, pour la matière grasse, pas de local… mais de l’huile d’olive grecque, achetée à la pompe chez les bios (locaux, eux !). Mais j’ai des excuses, j’ai de l’huile d’olive à la place du sang !

Espadon

Aubergine, espadon et oignons craquants

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