Les agretti, encore et toujours…

Je vous ai déjà parlé des agretti (ici, , et là aussi). J’adore leur pointe d’amertume, leur délicat goût herbacé et leur fraîcheur, et je cherche toujours une nouvelle manière de les préparer.  J’avais déjà donné une recette de pâtes, fort différente. Ici je les ai mariés avec de la poutargue, l’un de mes autres dadas. Poutargue que j’ai bien sûr utilisée crue, juste râpée au moment de servir, mais aussi légèrement cuite, chauffée afin d’accentuer sa saveur marine si puissante.

À Paris, vous trouverez des agretti chez Rap, Terroirs d’avenir ou Eataly (où je me suis fournie cette fois-ci).

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Agretti, poutargue et linguine

(Pour 2 à 3 personnes. Préparation : 15 min. Cuisson : 10 min.)

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Sonia Ezgulian, le bonheur de Vivre(s)

Je vous ai déjà parlé de Sonia Ezgulian, journaliste devenue cuisinière et aujourd’hui auteure. Il y a quelque temps, avec son mari Emmanuel Auger, photographe, elle a lancé le projet Vivre(s) : soit le livre dont elle avait envie, dont elle a financé la réalisation via le site de crowdfunding KissKissBankBank – il est donc introuvable pour qui n’a pas participé à la cagnotte. J’y ai participé.

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Ce livre, je l’ai reçu il y a quelques jours. Il raconte le bonheur de cuisiner les merveilles du potager de son père, qui l’a hérité de sa mère, maraîchère.

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Papa et ses légumes.
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Mémé Payloun la maraichère, et Sonia dans ses bras.

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Grillade de porc marinée, goûts mêlés

La grillade de porc est un morceau mal connu, délicieux et peu cher. Elle est parfaite simplement grillée entière, telle que je vous la propose, ou encore coupée en lamelles et sautée telle quelle ou avec des légumes pour un plat express. Ajoutez des épices, des parfums variés, comme je l’ai fait en mélangeant huile d’olive et tamari, Europe et Asie.

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Grillade de porc aux goûts mêlés

(Pour 3 à 4 personnes. Préparation : 15 min. Repos : 12 h. Cuisson : 6 min.)

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Une salade placard-frigo

Quand vous n’avez pas vraiment envie de cuisiner, mais un peu ou très faim, vous explorez placard et frigo. Et vous improvisez. Enfin, pas une vraie improvisation : hier soir, j’avais mis des pois-chiches à tremper. Ces pois-chiches là. Et j’avais oublié leur plus gros défaut : leur peau est très épaisse et très peu agréable en bouche (et je ne vous parle pas de digestion !). Donc, je les ai pelés. Cela prend du temps, mais c’est vraiment meilleur. Vous pouvez bien entendu réaliser cette salade avec des pois-chiches achetés déjà cuits.

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Salade de pois-chiches

(Pour 1 personne affamée ou 2 personnes qui la mange en entrée. Préparation : 10 min.)

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Manteaux à manger (suite)

Je vous ai déjà parlé des manteaux des Saint-Jacques, cette partie qui est systématiquement jetée par le poissonnier lorsque vous lui demandez de vous préparer les Saint-Jacques. Vous savez donc que je les ouvre moi-même et que je récupère les précieux manteaux. Les voici donc utilisés dans une nouvelle recette, un peu moins exotique que la première.

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Manteaux et corail, riz blanc et radis au poivre sansho

(Pour 4 à 6 personnes. Préparation : 10 min. Cuisson : 1 h 30 à l’avance.)

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Saint-Jacques acidulées

Les Saint-Jacques sont sur nos marchés depuis le 1er octobre et y resteront jusqu’au 15 mai, ce qui laisse un peu de temps pour se régaler. Celles que j’ai achetées sur mon marché, à Paris, venaient de Normandie. Crues ou cuites, je les aime préparées simplement. La recette qui suit est une parfaite entrée ou un plat léger, avec seulement 3 coquilles par personne – mais rien ne vous empêche d’en mettre plus.

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Autres recettes à retrouver sur mon blog : avec des poires ou avec du kale.

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Saint-Jacques acidulées

(Pour 2 personnes. Préparation  10 min. Cuisson : 5 min.)

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Objectif : zéro déchet en cuisine

Chaque Français jette en moyenne 25 kg de nourriture par an – environ 108 euros –, soit l’équivalent d’environ un repas par semaine (voir ici, 2018). Terriblement choquant, non ? Bon, je l’admets, ne rien jeter relève du fantasme… Mais pourquoi ne pas au moins prêter un peu plus d’attention à ce que nous faisons ? Éviter de jeter est un acte qui fera du bien à la planète même si vous ne vous en préoccupez guère – vous auriez tort ! – , mais aussi à votre porte-monnaie. Même si, bien sûr, il y aura toujours quelques parties abîmées à jeter. Dans ce cas, et ce cas-là seulement, jetons, sans culpabilité. Quoique… Si vous avez des poules, ou tout autre animal domestique,  ou avez opté pour un compost, n’hésitez pas. Vous approcherez de la perfection.

Lorsque je rentre du marché, je trie mes achats, prépare mes fruits et légumes pour les ranger au frais. Il me reste donc quelques « déchets » qui, en fait, n’en sont pas : feuilles trop dures des choux-fleurs, feuilles extérieures des salades, peaux des légumes… Bref, que des bonnes choses que je ne peux ni ne veux me résoudre à jeter. Heureusement, il est facile d’en faire des soupes ou des veloutés (chou-fleur), des chips (peaux d’aubergines)… Laissez parler votre imagination ! La mienne m’a amenée vers une préparation mi-soupe mi-plat de légumes. Bref, c’était tout simple, délicieux tout chaud, tel quel. À vous de personnaliser ma recette – c’est fait pour ça ! À mon prochain marché, je vous préparerai des galettes de légumes.

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Légumes retour de marché

(Pour 4 ou 6 personnes. Préparation : 15 min. Cuisson : 30 min.)

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Du shiso dans la crème anglaise, 1

Voici mon petit dernier, Du shiso dans la crème anglaise. Il sort en librairie le 8 novembre, mais vous pouvez déjà le commander sur le site de mon éditeur, Les éditions de l’épure.

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Je vous parlerai bientôt shiso et crème anglaise (d’où le 1 dans le titre de l’article), en attendant je vous entretiens de radis et cédrat (voir recette plus bas).

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Croquer les olives

C’est la saison de la cueillette des olives. Elle est déjà terminée dans certaines régions et pas encore commencée dans d’autres. Selon les variétés d’oliviers, le goût que l’on veut donner à son huile… J’ai acheté des olives fraîches, je veux dires crues comme tout autre fruit, chez Rap, où l’adorable Alessandra Pierini m’a expliquée que dans les Pouilles, on les mangeait sautées, à l’apéritif. Aussitôt dit, aussitôt acheté.

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Me voici avec des olives noires ou violettes et légèrement fripées ou vertes et plutôt lisses. Je les ai évidemment goûtées crues. Et bien évidemment, les noires étaient assez douces et les vertes très amères. Et après cuisson ? Pareil. Sauf que la pulpe des olives était devenue fondante, délicieuse écrasée sur une tartine de pain grillé –  bon, attention aux noyaux quand même ! Ou encore ajoutée en fin de cuisson d’un poulet rôti ou d’un gigot d’agneau, de légumes rôtis au four…

Alors, si vous avez des oliviers dans votre jardin mais pas assez pour faire votre huile d’olive grand cru, n’hésitez pas. C’est plus facile à faire que les olives en saumure. Et c’est très bon.

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Olives rôties

(Pour 6 à 8 personnes. Préparation : 10 min. Cuisson : 5 min.)

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Deux haricots, quelques pignons et des olives

Il y a encore sur nos marchés de beaux haricots verts, tout comme des haricots à écosser. Profitez-en avant l’arrivée en masse des potirons et autres légumes d’automne. Ces deux haricots m’ont inspiré cette recette, à déguster telle quelle ou comme accompagnement de céréales, viandes, volailles, fruits de mer ou poissons.

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Haricots sautés, olives et pignons

(Pour 4 personnes. Préparation : 15 min. Cuisson : 8 min.)

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Les tomates, l’huile et le beurre

Les tomates, l’huile et le beurre : cela sonne comme une fable de La Fontaine. Mais gardons les pieds sur terre, comme les tomates, et parlons cuisine, pour ne pas changer. C’est quasiment la fin de la saison, mais elles sont délicieuses, encore gorgées du soleil de l’été, tendres et sucrées. Tomates, soleil, été : une évidence avec l’huile d’olive. Mais mes vacances vendéennes m’ont rappelé le goût du beurre cru demi-sel, avec quelques délicieux grains de sel croquant dedans… Alors marions nord et sud et abolissons les frontières !

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Tomates du marché, toutes couleurs.

Je les ai achetées au marché, ces tomates, et les ai laissées tranquillement mûrir. Elles deviennent ainsi plus juteuses et sucrées. Et je les aime sans peau : pour les peler, piquez la peau et retirez-la avec un couteau, elles s’enlèvera toute seule. Si elles ne sont pas totalement mûres, ou selon les variétés, cette opération est plus délicate : passez la lame du couteau contre la peau, inclinée à 20-30°, afin de ne pas abîmer la chair, sur toute la surface de la tomate, comme précédemment, puis piquez la peau et retirez-la.

 

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Salade de tomates à l’huile d’olive

(Pour 4 personnes. Préparation : 10 min.)

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Une salade de rentrée, estivale, sans véritable recette…

Je suis rentrée de vacances, de Saint-Gilles-Croix-de-Vie (je vous en avais déjà parlé), avec dans mes bagages, des haricots à écosser tout frais (mais déjà écossés par moi), des poivrons (déjà grillés dans la maison que j’habitais), des tomates cerise, des oignons rouges et des radis du marché, et de la confiture de maras des bois faite de mes blanches mains (mais ça c’est une autre histoire !). Donc j’ai improvisé cette salade, sans vraiment peser, mais juste en associant les merveilles de cet été finissant.

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Salade de rentrée

(Pour 2 personnes. Préparation : 5 min.)

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Gari, le goût du Japon (2)

Si vous aimez les sushis, c’est inévitable, vous connaissez le gari, ces fines tranches de gingembre souvent rose fluo – donc bourrées de colorant –, que l’on croque entre chaque sushi pour rafraîchir le palais et ouvrir l’appétit pour le suivant. C’est délicieux, addictif, et vraiment facile à faire.

J’ai préparé deux bocaux : l’un avec du vinaigre de riz, comme il est de tradition au Japon, mais comme je n’en avais pas assez, j’ai réalisé le second avec du vinaigre de cidre. Eh bien, c’est franchement moins bon, moins frais et acidulé. J’ai ajouté des feuilles de shiso qui normalement colorent joliment le gari, mais elles n’ont pas vraiment rempli leur fonction ! Peut-être devrais-je essayer quelques gouttes de jus de betterave, je suis sûre que ça marcherait. Mais donc, en attendant, mon gari est d’un joli beige-rosé.

Ne cantonnez pas le gari aux sushis, proposez-en avec viandes, volailles ou poissons froids ; hachez-en un peu et ajoutez-le dans une vinaigrette que vous préparerez avec sa marinade pour une salade verte puissante ;  émincez-le et ajoutez-le dans une omelette ; croquez-en avec de simple légumes vapeur ou rôtis…

J’ai intitulé ce sujet Le goût du Japon (2), car j’avais déjà utilisé Le goût du Japon pour le wasabi. Gari et wasabi ne sont-ils pas de puissants marqueurs de la cuisine japonaise ?

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Gari  

(Préparation : 15 min. Cuisson : 5 min.)

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Courgettes jaunes, deux recettes

Il y a quarante ans (hou là là, que c’est loin !) quand je suis arrivée à Paris de ma province-Provence, la courgette jaune (comme sa sœur la courgette-fleur) y était totalement inconnue. Et cela a duré pas mal de temps ! Aujourd’hui on la trouve presque partout. En tout cas chez les bios, les bobos, sur les marchés et même jusqu’aux grandes surfaces.

Qu’a-t-elle de plus que l’inusable courgette verte ? L’attrait de la nouveauté, le goût, l’exotisme ? Un peu tout ça. Mais focalisons-nous sur le goût : elle est en général plus douce, et en version crue, elle est imbattable. Mais tout dépend bien évidemment des variétés, il y a des courgettes vertes extrêmement tendres et douces…

Un conseil, achetez plutôt des courgettes de petite taille, et, avant de les cuisiner, goûtez-les, à cru : une fine rondelle et vous saurez si telle courgette sera parfaite pour une salade fraîche ou s’il vaut mieux passer par la case « feu ».

Recette 1

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Courgettes crues, salade fraîche

(Pour 4 personnes. Préparation : 10 min.)

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