Croquer les olives

C’est la saison de la cueillette des olives. Elle est déjà terminée dans certaines régions et pas encore commencée dans d’autres. Selon les variétés d’oliviers, le goût que l’on veut donner à son huile… J’ai acheté des olives fraîches, je veux dires crues comme tout autre fruit, chez Rap, où l’adorable Alessandra Pierini m’a expliquée que dans les Pouilles, on les mangeait sautées, à l’apéritif. Aussitôt dit, aussitôt acheté.

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Me voici avec des olives noires ou violettes et légèrement fripées ou vertes et plutôt lisses. Je les ai évidemment goûtées crues. Et bien évidemment, les noires étaient assez douces et les vertes très amères. Et après cuisson ? Pareil. Sauf que la pulpe des olives était devenue fondante, délicieuse écrasée sur une tartine de pain grillé –  bon, attention aux noyaux quand même ! Ou encore ajoutée en fin de cuisson d’un poulet rôti ou d’un gigot d’agneau, de légumes rôtis au four…

Alors, si vous avez des oliviers dans votre jardin mais pas assez pour faire votre huile d’olive grand cru, n’hésitez pas. C’est plus facile à faire que les olives en saumure. Et c’est très bon.

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Olives rôties

(Pour 6 à 8 personnes. Préparation : 10 min. Cuisson : 5 min.)

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Sakés de Tottori, merveilles à découvrir

Vous avez bien lu : j’ai écrit “Tottori” et non “Totoro”, le délicieux personnage créé par Hayao Miyazaki pour son film Mon voisin Totoro. Je vous parle ici de la région de Tottori, au Japon (allez voir sur la carte pour la situer). C’est la préfecture la moins peuplée de l’archipel, célèbre pour ses dunes de sable en bordure de mer, ses montagnes, en particulier le Mont Daisen, et ses sources, qui alimentent l’Ouest du Japon en eau minérale. Une eau également indispensable à la fabrication du saké, l’un des symboles du pays. Voilà où je veux en venir…

J’ai eu en effet la chance de goûter quelques-uns des sakés de Tottori à l’occasion d’un déjeuner imaginé par Keisuke Yamagishi, du restaurant Etude à Paris. L’un de ces chefs japonais qui maîtrisent parfaitement la cuisine occidentale et savent associer avec brio deux univers en apparence incompatibles. Un voyage inoubliable.

Retour en texte et images sur ce déjeuner

Pain brioché à la cacahuète et émulsion huile d’olive-cardamome : Keisuke Yamagishi cuisine sans gluten ni lactose, et c’est fort bon.

Crème de carotte au safran d’Iran, mousse de pamplemousse : sous la crème de carotte, des morceaux d’aubergine très moelleux et, sur la fraîche acidité du pamplemousse, un biscuit cacao, amer et parfumé. Avec un saké pétillant servi très frais, au parfait équilibre douceur-acidité.

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Confucius, Shandong et raviolis : un conte chinois

Il était une fois, il y a quelques années, Boulevard de l’Hôpital à Paris, un restaurant chinois qui s’appelait Délice du Shandong. Un jour, ce modeste restaurant ouvrit une antenne vingt numéros plus bas, même artère, même trottoir. J’ai alors imaginé un Délice du Shandong 2… Que nenni ! C’était faire fi de la complexité chinoise. Le nouveau venu s’appelle… Au pays de Confucius et le premier (Délice du Shandong donc) a été rebaptisé L’Empire du ravioli. Encore plus fou, les assiettes d’Au pays de Confucius sont toujours estampillées « Délice du Shandong »… (Et le site internet s’appelle, lui, Délice de Shandong !)

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C’est clair, vous suivez toujours ?

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Le goût des Orties

Orties, c’est le nom d’un restaurant parisien – mais aussi, pour les amateurs dont je suis, le titre français d’un ouvrage du Japonais Junichiro Tanizaki, qui conte le lent effritement d’un couple…  Mais c’est une autre histoire. Disons juste que j’aime beaucoup ce titre. Parce qu’il dit le goût, justement. Celui des orties, pauvres mal-aimées dont on oublie trop souvent qu’une fois travaillées, cuites, elle sont exquises, et bourrées de bonnes choses (protéines, fer, vitamine A, oligo-éléments…).
Chez Orties, vous en trouverez de ces bonnes-mauvaises herbes, naturelles, sauvages ou très bien élevées. Comme tout ce que l’on y mange : frais, de saison, et travaillé quotidiennement par Thomas Benady, jeune chef réservé, mais sans aucun doute déterminé.

Et pile en face du restaurant, Orties Cave vous propose des vins, bien sûr, mais aussi quelques mets de choix, des huîtres, du jambon français, du miel…

Petit voyage en images goûteuses (décembre 2017)

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Petits pains soufflés à l’anchois : croustillants dehors et fondants dedans.

 

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Jium, cantine coréenne

Dans le 15e arrondissement de Paris, à deux pas de la rue du Commerce, Jium est un petit restaurant coréen qui a ouvert ses portes depuis quelques mois : une petite salle, lumineuse, 20 couverts, un joli carrelage au sol, de simples carreaux blancs pour séparer la cuisine ouverte de la salle, des tables en bois brut et leurs chaises dépareillées, des sets de table en papier recyclé et des menus imprimés sur des feuilles de classeur d’écolier. Sans oublier les paniers de courses encore pleins près de la porte, comme si l’on venait de rentrer du marché. Du coup, on les imagine pour le service du soir : tout donne à penser que l’on se trouvera bien en ce lieu qui respire la simplicité et la fraîcheur.

 

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