Elmer, des assiettes hautes en couleur

C’est dans une ancienne chemiserie, à quelques pas de la défunte Jeune Rue, que Simon Horwitz a ouvert Elmer, ainsi baptisé en hommage à l’éléphant Elmer, personnage imaginé par David McKee – au pelage non pas gris, comme celui de ses frères, mais fait d’une mosaïque de couleurs vives. Elmer a bercé l’enfance du chef à travers les livres que lui lisait sa mère. Inutile pourtant de mettre des lunettes noires pour se rendre chez Elmer,  le lieu n’est pas aussi exubérant d’apparence que son animal-madeleine éponyme, avec sa façade bleu nuit, son parquet ancien et ses tables de bois nu.

Simon Horwitz, 32 ans, ouvre là son premier restaurant après avoir travaillé chez de nombreux chefs (Jacques Chibois, Sylvestre Wahid, Pierre Gagnaire, Bertrand Grébault, Pierre Meneau) et découvert le monde (Malaisie, Thaïlande, Australie, Hong-Kong, Mexique, Pérou – d’où il a ramené ses magnifiques assiettes !).

Elmer vient d’être couronné Meilleure table à moins de 50 euros par le Guide des Fines Gueules du Parisien, et de recevoir le Prix Métro Lebey de la première installation 2016. Et Simon Horwitz vient d’être élu Révélation de l’année par le Pudlo Paris 2016.

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Le Petit Keller : les tapas nippones de Kaori Endo

Un vieux bistro parisien revisité par une Japonaise, c’est ça Le Petit Keller : des carreaux au sol, des tables en formica de couleur, des chaises bistro, des assiettes Duralex, mais des serviettes de table japonaises et des baguettes.

La cuisine de Kaori Endo, c’est une cuisine de tous les jours, simple et joyeuse. Sauf qu’elle prend plaisir à y marier le Japon et la France, et quelques touches d’ailleurs. Avec du miso, mais aussi du parmesan ; du tataki, mais de la puntarelle ; du nerf de bœuf, mais du porc kintoa (porc basque) ; du tonkatsu, mais de la mayonnaise…  Lire la suite