Chocolat + calisson = pâtissons !

Il y a quelques années, j’ai imaginé pour la maison Le Roy René, le « must » du calisson* de Provence, des recettes avec leur délicieuse crème de calisson. Cela a l’air facile, évident, mais non, ce n’est ni l’un ni l’autre. Notamment parce que cette crème doit être dosée avec justesse pour ne pas faire remonter la pointe d’amertume des amandes, mais au contraire garder leur douceur et leur fraîcheur, avec celles des oranges et du melon confits. Et comme, bien sûr, je refais rarement les mêmes recettes, sauf quand il s’agit de les mettre au point, je n’ai pu m’empêcher d’y ajouter… Car une recette n’est jamais gravée dans le marbre, elle évolue avec le temps, avec son propre goût, avec les produits que l’on découvre, les recettes dont on se régale au restaurant… Et c’est une bonne chose : vive la diversité !

J’y ai donc ajouté… un rien de mandarine – l’une de mes madeleines –, cet agrume qui poussait dans le jardin de mon enfance, si rare et si mal connue, le plus souvent confondue avec la clémentine. Mais goûtez, vous verrez qu’elles sont fort différentes. Quant à la polygamie mandarine-amande-chocolat, elle est grandiose…

Parlons un peu amandes : privilégions celles de Provence, au goût exceptionnel. Autrefois florissant, l’amandier a hélas été arraché au profit de la vigne. Heureusement, grâce à Olivier Baussan (Maison Brémond) et Laure Pierrisnard (directrice de la maison Le Roy René), une campagne d’incitation à la plantation d’amandiers a vu le jour. Et c’est tant mieux. Moi, je boycotte les amandes de Californie – ne me demandez pas pourquoi, ce serait trop long à vous expliquer ici et maintenant. Et, en plus, le bilan carbone de ces importations est désastreux (gardons-le pour les produits qui en valent la peine et ceux que nous n’avons pas chez nous)… Alors, en attendant que les amandes à l’accent du Midi envahissent pacifiquement nos tables, choisissons leurs sœurs européennes.

* Réjouissons-nous, le calisson de Provence restera français ! L’homme d’affaire chinois qui voulait déposer le nom « Calisson d’Aix » a perdu son procès et l’office chinois des marques a reconnu l’antériorité de l’appellation. Ouf !

 La photo est signée Édouard Sicot.

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Gâteau-truffe à la crème de calisson

(Pour 6 à 8 personnes. Préparation : 15 min. Cuisson : 45 min, 12 h à l’avance.)

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Brownies

Noisettes et chocolat : mariage magique

Lors d’un récent voyage en Italie, j’avais acheté de la farine de noisettes et des noisettes torréfiées hachées. Des ingrédients que je n’ai pas l’habitude de travailler (en tout cas pour la farine). Alors quoi de plus naturel, de plus spontané, que de les marier à du chocolat ? Quoi de plus simple qu’un cake ? La farine de noisette apporte du gras, donc un irrésistible moelleux; quant aux noisettes, elles craquent sous la dent et c’est délicieux !

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Cake choconoisette

(Pour 6 à 8 personnes. Préparation : 20 min. Cuisson : 40 min.)

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Saint-Jacques fruitées et truffes chocolat-sésame

J’ai créé, pour l’épicerie fine Maison Brémond, 12 recettes utilisant leurs huiles aromatisées et leurs condiments balsamiques. Des recettes plus ou moins festives, faciles, à préparer avec des ingrédients du quotidien ou presque. En voici deux, de saison. Bon, il vous faudra les huiles et les vinaigres (ou bien… réinventez les recettes !), et les Saint-Jacques… Mais pommes, poires, endives et chocolat, c’est du basique, bon et pas cher.  Pour ce 24 décembre ou, mieux encore, pour le déjeuner ou le dîner de Noël, essayez les Saint-Jacques fruitées et les truffes au parfum de figues.
Les photos de ces recettes sont signées Édouard Sicot.

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Le croustimoelleux des sœurs Scotto

Nous avons créé ce gâteau en 1996, il y a tout juste 20 ans. Dans le cadre des échanges culturels entre la Chine et la France, et à l’occasion de la sortie en version chinoise de notre livre aujourd’hui introuvable Saveurs des terroirs de France (Laffont), nous avions  effectué une mission à Shanghai en mai de cette année-là. Le programme consistait à réaliser, à l’hôtel Sofitel de Nanjing Road, « une semaine de cuisine des sœurs Scotto ». Nous avions ainsi créé 18 recettes (6 entrées, 6 plats, 6 desserts), dont le croustimoelleux, avec l’aide des chefs du restaurant de l’hôtel. Et nous avions aussi donné une conférence sur l’histoire de la cuisine française au Consulat de France ; improvisé, avec les produits locaux, un dîner à la résidence du Consul ;  donné des cours de cuisine traditionnelle française dans une  école de cuisine chinoise – et croyez-moi, préparer des calmars farcis avec juste un billot et un hachoir, c’est impossible.  Mais comme un bon cuisinier ne se déplace jamais sans son matériel…

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Saveurs des terroirs de France, en chinois.

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