Fukushima, 7 ans de réflexion

Sept ans. Il y a sept ans que ce nom, Fukushima, toponyme tout simple jusqu’alors inconnu pour la plupart, a brisé notre cœur. Ceux qui les ont vécues, en direct ou en différé, n’oublieront jamais ces terribles images de mort et de destruction, sur fond de centrale nucléaire au bord de l’explosion. Et qui dit centrale nucléaire dit radioactivité (le premier qui me dit que le nucléaire est la plus propre des énergies…). Car ce qui est terrible avec la radioactivité, c’est qu’on ne la voit ni ne la sent. On la mesure – avez-vous vu les magnifiques images des environs de Tchernobyl rendus à la nature, où les animaux s’ébattent en toute liberté (normal, l’homme n’est plus là) ? Mais la radioactivité, elle, demeure, et pour longtemps. Tout comme à Fukushima.
Après Tchernobyl et Fukushima, becquerel, sievertcésium, cadmium, strontium, plutonium se sont gravés à jamais dans nos têtes… Synonymes de pollution nucléaire, sans doute pour des milliers et même des millions d’années, avec laquelle il faut, il faudra, pour les générations à venir, vivre.

Alors quelle ne fut pas ma surprise lorsque je reçus, il y a peu, une invitation à aller déguster… les produits de Fukushima. Mais on ne peut non plus contraindre un pays à rayer une région entière de sa carte, surtout quand il s’agit du Japon – un si petit pays. Et quand on sait que Fukushima et sa région est riche de fruits et légumes, de poissons, de bovins… Allez, n’écoutant que ma curiosité, j’y suis allée. Et l’on a tenté de m’y convaincre que tous les produits qui franchissent les frontières de l’Europe, du Japon ou d’ailleurs, sont strictement analysés. Je n’ai aucun doute là-dessus mais… sont-ils pour autant bons pour notre santé ? C’est une autre histoire, me direz-vous, et les scandales alimentaires abondent : vache folle ou aux hormones, huile frelatée, œufs contaminés, poulets à la dioxine…

Je suis donc allée fouiner du côté du site de l’Union Européenne et franchement, c’est très compliqué… Mais je suis tombée sur cette info, qui devrait nous rassurer. Et allez donc faire un tour sur le site de Michèle Rivasi, députée européenne Europe Écologie, en pointe dans toutes les combats pour l’écologie.

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