Les tomates, l’huile et le beurre

Les tomates, l’huile et le beurre : cela sonne comme une fable de La Fontaine. Mais gardons les pieds sur terre, comme les tomates, et parlons cuisine, pour ne pas changer. C’est quasiment la fin de la saison, mais elles sont délicieuses, encore gorgées du soleil de l’été, tendres et sucrées. Tomates, soleil, été : une évidence avec l’huile d’olive. Mais mes vacances vendéennes m’ont rappelé le goût du beurre cru demi-sel, avec quelques délicieux grains de sel croquant dedans… Alors marions nord et sud et abolissons les frontières !

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Tomates du marché, toutes couleurs.

Je les ai achetées au marché, ces tomates, et les ai laissées tranquillement mûrir. Elles deviennent ainsi plus juteuses et sucrées. Et je les aime sans peau : pour les peler, piquez la peau et retirez-la avec un couteau, elles s’enlèvera toute seule. Si elles ne sont pas totalement mûres, ou selon les variétés, cette opération est plus délicate : passez la lame du couteau contre la peau, inclinée à 20-30°, afin de ne pas abîmer la chair, sur toute la surface de la tomate, comme précédemment, puis piquez la peau et retirez-la.

 

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Salade de tomates à l’huile d’olive

(Pour 4 personnes. Préparation : 10 min.)

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« Aglio, uoglio… » ou la pasta comme à Naples

Cet été, je n’irai pas à Naples, donc j’ai fait entrer un peu plus Naples dans ma cuisine. J’aime la cuisine italienne, toute la cuisine italienne, avec un faible pour celle qui a bercé mon enfance – ma famille venait des environs de Naples et de Procida.

Cette recette est celle de ma mère, bien sûr. Je l’ai faite et refaite des milliers de fois, sans jamais y changer quoi que ce soit. Pourtant, je sais que l’on peut y ajouter persil ciselé, filets d’anchois ou chapelure. Mais moi je la préfère ainsi, comme maman. Et puis, s’il en reste (en fait j’en fais toujours plus POUR qu’il en reste !), je ne résiste pas à la galette croquante du lendemain.

Un conseil : mangez toutes les gousses d’ail le premier jour. S’il en reste dans la galette du lendemain, elles risquent de brûler et de devenir amères. Donc, profitez-en plutôt tout de suite !

Encore un petit mot : « uoglio » ou « oglio », c’est l’huile en napolitain, une langue extraordinaire qu’hélas je ne parle pas… Mais j’en comprends quelques mots – merci maman, merci papa !  En italien, on écrit « olio ».

 

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Linguine aglio, uoglio e peperoncino

(Pour 3 ou 4 personnes. Préparation : 10 min. Cuisson : 15 min.)

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Oublier la froidure…

Un biscuit réconfortant en ces jours parisiens glacés, idéal au petit-déjeuner ou à l’heure du thé, dévoré tel quel ou avec de la confiture, du lemon curd, une cuillère de bonne crème épaisse…

Je l’ai réalisé avec du muscovado, un sucre de canne complet à la belle couleur ambrée – c’est lui qui donne sa jolie teinte à la pâte – et au goût réglissé, qui appelle les épices puissantes comme la cannelle, le poivre ou le gingembre. Mais le choix repose entre vos mains.

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Biscuit express

(Pour 6 à 8 personnes. Préparation : 10 min. Cuisson : 30 min)

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L’huile d’olive nouvelle de Maison Brémond 1830

Chaque année, l’huile d’olive nouvelle arrive au cœur de l’hiver, gorgée du soleil qui a nourri les olives tout l’été. La cuvée 2017/18 de Maison Brémond 1830 – Première récolte, First Harvest – est un délice d’une ardence toute en délicatesse, sans agressivité superflue. Testez. Versez-en quelques gouttes dans une petite cuillère et goûtez : j’y ai trouvé des épices douces, sensuelle cannelle et poivre frais et délicat – comme celui du Viêt-Nam, que j’ai acheté chez Olivier Roellinger –, un léger parfum d’herbe coupée et une parfaite longueur en bouche.

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L’huile d’une île

En Croatie, au large de Split, l’ile de Brač (prononcer Bratch) regorge d’oliviers centenaires de la variété oblica (lire oblitsa), qui grandissent dans un climat sec, sous les vents marins iodés, leurs racines plongées avec délectation dans un sol crayeux.
C’est là que Christian Bouas, Toulousain à l’accent chantant (pas du tout du métier mais gourmand invétéré, ça oui !), a décidé un beau jour d’investir en achetant une oliveraie et en y créant son huile. Elle sera, décide-t-il, vierge extra, bio et non filtrée. Et c’était parti pour la grande aventure.

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La jolie bouteille Oblica, dans mon olivier parisien…

Ces jours-ci (fin octobre), c’est la cueillette…

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Ma sauce « bonne à tout », ou presque

Cette sauce verte pourrait être appelée pistou, parce qu’elle est mixée (elle aurait pu être préparée dans un mortier comme le veut la tradition) et parce qu’elle contient de l’ail, de l’huile d’olive et du fromage, mais ni pignons, ni basilic. Je l’appelle donc « sauce ». Et outre l’ail, l’huile et le fromage, elle contient des noix de cajou et de la sauge fraîche.

La sauge, parlons-en. Je l’adore, mais pas crue. Or, toutes les recettes de « pistou de sauge » que j’ai pu trouver en flânant sur le net étaient faites de sauge crue mixée. Pour moi, la sauge crue a un côté médicamenteux, puissant, qui laisse la bouche amère et pâteuse. Un peu comme la tige de l’artichaut. Je l’ai donc cuite avant de la mixer, et là… le parfum est exceptionnel, herbacé, fleuri, riche ! Goûtez la sauge en ses deux états, crue et cuite, et vous verrez !

Les noix de cajou, que j’aime beaucoup pour leur onctuosité, leur douceur et leur délicatesse, peuvent être remplacées par des noix de Grenoble, ou des amandes, comme vous aimez.

Une sauce « bonne à tout » ? Oui, dans des pâtes (comme un pistou bien sûr !), sur une viande grillée, des légumes vapeur ou rôtis au four, un filet de poisson, des crevettes sautées, dans une vinaigrette pour assaisonner une salade, des crudités ou des légumes cuits encore croquants… Je suis sûre que vous trouverez plein d’autres utilisations !

Sauce à la sauge rôtie

(Préparation : 15 min. Cuisson : 10 min.)

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