Semaine de la cuisine italienne dans le monde et un gâteau romain

Du 23 au 29 novembre 2020, c’est la Semaine de la cuisine italienne dans le monde. Quel meilleur moment pour vous proposer une recette typiquement romaine, un dessert vite fait et excellent tiède, le budino di ricotta – que l’on pourrait traduire par « pudding de ricotta », mais qui n’a rien d’un pudding. À ne pas confondre non plus avec la torta di ricotta.

BudinodiRicotta

Profitons-en pour rappeler que la ricotta n’est pas un fromage préparé à partir de lait, mais de petit lait, donc le liquide un peu trouble qui reste une fois un fromage fait. Ce petit lait, ou lactosérum, contient encore des protéines. Après une cuisson à plus de 80° – ricotta signifie « recuite » – ces protéines vont former un nouveau fromage. On obtient donc par cette opération un caillé délicieux, à la texture légèrement granuleuse, au goût très doux.

À Rome, la ricotta est préparée à partir de petit lait de brebis, alors que dans le Sud, on utilise du petit lait de vache ou de bufflonne.

Budino di ricotta

(Pour 6 personnes. Préparation : 15 min. Cuisson : 40 min.)

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Vert pesto et blanc mozzarella, le duo de l’été

Qui mieux qu’Alessandra Pierini pouvait écrire sur ces deux emblèmes italiens que sont le pesto et la mozzarella ? Alessandra est italienne, génoise – donc le pesto, elle connaît par cœur ! Après avoir cuisiné avec sa mère et sa grand-mère, régalé les Marseillais dans son restaurant, sa nouvelle mission est de dénicher les plus beaux produits italiens qu’elle vend dans sa boutique parisienne, Rap  — qui, je l’avoue, est l’un de mes repaires. Et elle nous transmet en outre le meilleur de la cuisine italienne, à travers des recettes, les classiques et celles qu’elle crée, dans nombre de livres. Les deux derniers parus, Le pesto et La mozzarella, aux Éditions de l’Épure, dans l’alléchante collection « Dix façons de le/la préparer« , sont parfaits pour l’été.

Le pesto, joyau génois

Pesto.jpg
Pesto et recette de mozzarella.

On l’a mis à toutes les sauces le pesto — à ne pas confondre avec le pistou provençal, sinon Génois et Provençaux vont mal le prendre !

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« Aglio, uoglio… » ou la pasta comme à Naples

Cet été, je n’irai pas à Naples, donc j’ai fait entrer un peu plus Naples dans ma cuisine. J’aime la cuisine italienne, toute la cuisine italienne, avec un faible pour celle qui a bercé mon enfance – ma famille venait des environs de Naples et de Procida.

Cette recette est celle de ma mère, bien sûr. Je l’ai faite et refaite des milliers de fois, sans jamais y changer quoi que ce soit. Pourtant, je sais que l’on peut y ajouter persil ciselé, filets d’anchois ou chapelure. Mais moi je la préfère ainsi, comme maman. Et puis, s’il en reste (en fait j’en fais toujours plus POUR qu’il en reste !), je ne résiste pas à la galette croquante du lendemain.

Un conseil : mangez toutes les gousses d’ail le premier jour. S’il en reste dans la galette du lendemain, elles risquent de brûler et de devenir amères. Donc, profitez-en plutôt tout de suite !

Encore un petit mot : « uoglio » ou « oglio », c’est l’huile en napolitain, une langue extraordinaire qu’hélas je ne parle pas… Mais j’en comprends quelques mots – merci maman, merci papa !  En italien, on écrit « olio ».

 

Pasta 1

Linguine aglio, uoglio e peperoncino

(Pour 3 ou 4 personnes. Préparation : 10 min. Cuisson : 15 min.)

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Tomates cerise et tartines de fin d’été

Lorsque le terroir italien vous offre ce qu’il a de mieux, à savoir d’exquises tomates cerises allongées, les datterini, sucrées comme des bonbons, et que vous les avez croquées telles quelles et dans toutes les salades possibles, il ne vous reste qu’à les cuire. Rôties rapidement au four – il fait trop chaud aujourd’hui pour une longue cuisson : 33 degrés à Paris en cette fin août (dernière canicule avant l’année prochaine ?). Donc une cuisson rapide, comme celle des haricots à écosser, et qui ne sont jamais meilleurs qu’aussitôt cuits, encore tièdes.

Crues
Avant cuisson.
Cuites
Après cuisson.

Tartines fin d’été

(Pour 4 tartines. Préparation : 30 min. Cuisson : 1 h.)

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Le prosciutto di Parma, le deuxième joyau de Parme

Après le parmigiano reggiano, voici un autre régal italien, le prosciutto di Parma, autrement dit : le jambon de Parme. Comme le parmesan, ce jambon est soumis à des règles strictes établies par le Consortium du jambon de Parme, qui garantissent aux acheteurs un produit d’excellence. Et il est AOP depuis 1996.

Visite d’un site de production à Langhirano

Le salage

Les cuisses de porc qui arrivent sur le lieu de production du jambon pèsent au minimum 15 kilos et proviennent de porcs nés et élevés dans une zone géographique délimitée (nord et centre de l’Italie), n’ayant consommé que des céréales et du petit lait issu de la fabrication du parmigiano reggiano. Les cuisses sont parées (les parures sont utilisés en charcuterie) puis salées au gros sel de mer et stockées 24 jours à 3° maximum. Pendant cette période, on ajoute deux fois du sel.

0 Salage

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Agretti et pois-chiches

Je vous ai déjà parlé des agretti, cette petite plante acidulée qui nous vient d’Italie, à la courte saison printanière. Eh bien, ils  sont de retour, et cette fois je les ai associés à une fine galette de pois-chiche, rappelant un peu une socca. Délicieux tel quel à l’apéritif. Et pour les intolérants, c’est sans gluten.

Socca aux agretti.jpg

Socca aux agretti

(Pour 4 personnes. Préparation : 15 min. Cuisson : 30 min.)

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Pasta e piselli, comme à Naples

Puisque la toile ne bruisse que de pasta alla carbonara (la vraie bonne recette est ici, entre autres… avec, en plus, le savoureux texte de Floriana), moi j’ai choisi de vous parler d’autres pâtes, celles aux petits pois, comme on les prépare à Naples. Parce que les petits pois, c’est maintenant !

Pastaepiseli

A Naples, il y a plusieurs manières de les préparer : comme des pâtes traditionnelles cuites à l’eau puis ajoutées à l’assaisonnement ; précuites, leur cuisson se terminant dans l’assaisonnement ; ou enfin cuites directement dans l’assaisonnement, en y ajoutant ce qu’il faut d’eau. C’est cette dernière méthode, plus inhabituelle, que j’ai choisi de vous faire découvrir. Et non, ce ne sont pas des « one pot pasta ». Et oui, c’est très bon. Lire la suite

L’artichaut épineux, un cœur à prendre !

Avec leurs feuilles effilées, terminées par des épines terriblement piquantes, ils sont redoutables ! Alors, manipulez ces artichauts délicatement, en les tenant par la base – attention, la tige est, elle aussi, hérissée de nombreux petits piquants. Bref : prenez des gants !

1.Artichauts

Une fois les plus grosses feuilles retirées, goûtez les plus tendres, crues, tout simplement, et vous serez surpris par leur douceur. Vous pouvez savourer les cœurs crus, à la croque-au-sel, ou en les plongeant dans une vinaigrette pas trop agressive (huile d’olive fruitée noir, plus douce, et jus de citron, par exemple).

Pour ma part, comme il me restait quelques agretti (voir recette ici) de ma ballade chez Terroirs d’Avenir, j’ai improvisé cette salade… Lire la suite

Les friarielli, toute mon enfance dans un bouquet

A la maison, leur légère et délicieuse amertume valait aux friarielli qui poussaient dans le jardin potager de mon grand-père d’être appelés « brocoli amers ». Je ne sais comment ils étaient arrivés jusqu’en Algérie. Sans doute dans les bagages de ceux qui revenaient de Naples. Car « friarielli » est leur nom napolitain – à Rome on les appelle « brocoletti » et dans les Pouilles « cime di rapa ». On les cueillait juste avant que les boutons floraux n’éclosent, ou en tout début de floraison lorsque commencent à apparaître quelques jolies fleurs jaunes d’or.

1.Friarielle

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