Karashi mentaïko, ça pique et c’est bon

Petite interrogation de cuisine japonaise : si je vous parle de « mentaïko », ça évoque quoi pour vous ? Etrange ce silence… J’en vois qui se cachent derrière leurs baguettes… Je vous avais dit de réviser… Et si j’ajoute qu’ils sont la spécialité de Hakata, dans l’île de Kyushu ? Toujours pas ? Bon, cessons la torture : ce sont des oeufs de cabillaud – et la prochaine fois que vous allez au Japon, notez bien que vous pouvez assister à un cours de préparation de mentaïko ! Ceux que j’utilise ici sont pimentés (karashi mentaïko) – mes préférés – mais on les trouve aussi nature, parfumés au yuzu, au kombu… Je les ai achetés chez K-Mart, le supermarché japonais-coréen de la rue Sainte-Anne, à Paris, et j’en ai fait deux recettes, la première classiquement japonisante et la seconde plutôt méditerranéenne… Oui, si on est grand, c’est pour s’amuser avec la nourriture !

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Ces œufs pesaient 65 g et j’en ai fait deux petites recettes pour deux. Deux bols de riz et quatre  tartines : soit, en cette période d’excès, deux recettes très légères, sans autre gras qu’un simple filet d’huile d’olive sur les tartines !

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Mes huit créations pour les pâtes japonaises de Nagasaki

Au Japon, à Nagasaki, on fabrique d’exquises pâtes à base de blé tendre : les somen, qui ne demandent pas plus de 2 minutes de cuisson, et les udon, qui cuisent, elles, en 6 minutes. Toutes deux sont très faciles à travailler, mais ne réagissent pas du tout comme les pâtes italiennes de blé dur que nous connaissons chez nous : suivez donc bien le mode d’emploi donné dans chacune des huit recettes que j’ai créées pour ces pâtes japonaises de Nagasaki (quatre pour chaque variété), à préparer en toutes saisons, et photographiées par mon complice de plus de quinze ans, Édouard Sicot. J’ai réalisé recettes, shopping et stylisme culinaire.

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Manteaux à manger

Non, non, j’insiste, ne me prenez pas pour une folle : je mange bien des manteaux ! Enfin… ceux des coquilles saint-jacques.

Allez donc savoir pourquoi, les poissonniers m’adorent quand je leur dis de ne rien faire… Gratter les poissons ? Non. Les vider ? Non plus. Les faire en filets ? Encore moins. Et pour les coquilles ? Pareil, je les veux ENTIÈRES ! Bon, c’est plus lourd et, surtout, plus encombrant que les noix seules, c’est vrai, mais c’est si facile à ouvrir, à nettoyer, à décoquiller. Apprenez comment procéder chez Chef Simon (ici).

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Une fois la coquille ouverte, Lire la suite

De la fonte

La marque japonaise Oigen propose entre autres (regardez ici en japonais et ici en anglais, vous y verrez plein d’autres merveilles !) des cocottes et des poêles en fonte noire non émaillée. Je les avais remarquées lors du Salon Culinaire Shoku-É (présentant des merveilles de la culture japonaise encore inconnues chez nous) d’avril 2016 mais, m’avait-on dit, elles n’étaient pas tout à fait au point pour le marché français. Lors du dernier salon d’octobre, quelle joie de les retrouver, encore plus belles et plus design.

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Fruits d’été sautés et kasutera de Nagasaki

Le kasutera (ou castella) est une spécialité de la ville de Nagasaki. Celui que vous voyez ici, fabriqué par la célèbre maison Fukusaya, m’a été rapporté de là-bas. C’est un biscuit léger, souple, légèrement spongieux et humide, au délicat goût de miel. Le castella (devenu « kasutera » dans son adaptation japonaise), comme la tempura ou les korokké (croquettes), est arrivé au Japon dans les bagages des Portugais, les barbares du Sud, comme on désignait alors les Européens venus commercer avec le Japon, au 16e siècle. Tout ça, c’est de l’Histoire, mais il n’en reste pas moins que kasutera, tempura et korokké sont devenus des classiques de la cuisine japonaise.

J’adore le kasutera tel quel, mais j’ai aimé le préparer avec des fruits de saison à peine sautés dans un filet d’huile d’olive – vous pouvez utiliser du beurre, mais huile d’olive et miel, pêches et abricots, thym et basilic, c’est un doux résumé du Sud !

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Le kasutera de la maison Fukusaya ou l’art de l’effeuillage à la japonaise !

(Pour 2 personnes. Préparation : 10 min. Cuisson : 5 min.)

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Sakanappe

Je vous parlais de l’ikejime il y a quelques jours ? Eh bien, voici un instrument, conçu pour faciliter l’étape suivante, la préparation du poisson, que j’ai acheté au Japon.

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Cette petite pince, appelée « sakanappe »*, permet notamment de retirer la peau du poisson, d’en lever les filets, mais attention, le poisson ne doit pas être trop petit (comme expliqué dans la vidéo ci-dessous – non traduite, mais il suffit de regarder), ni trop gros (là, il vous faudra un vrai grand couteau). Enfin, il est parfait pour éliminer les arêtes des filets.

J’avoue que l’utilisation que j’en fais est assez réduite – je préfère utiliser couteau et pince à arêtes. Elle m’est surtout utile pour retirer les arêtes des poissons les plus gros.

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*De sakana, « poisson » et hei, « à plat » – la prononciation de ce dernier mot changeant en s’associant à sakana… Mais ça, c’est une autre histoire !

Ikejime

L’ikejime (prononcé « ikéjimé »), c’est la manière de tuer les poissons au Japon.
Eloignons les enfants et les personnes sensibles, tout comme ceux qui se battent contre la souffrance animale – à ces derniers, je dirai seulement que tuer un poisson ainsi est beaucoup moins barbare que le laisser lentement agoniser à l’air libre par asphyxie… Ici la mort est quasiment instantanée.

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