Un romanesco, trois possibilités

Le romanesco ou « chou romanesco », est d’abord un objet fractal (si, si, allez voir et vous découvrirez comment la nature sait nous faire rêver). Mais là n’est pas notre propos du jour… Ici, nous parlons surtout cuisine : je vais donc vous dévoiler comment un joli romanesco (oui, c’est très joli un romanesco, avec ses fleurettes pointues et sa couleur tendre) s’est transformé en trois recettes et comment, ce faisant, je n’ai pas jeté une seule miette de ce légume.

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Trois recettes :

Velouté tout simple / Fleurettes aux pignons / Salade au sésame 

Le romanesco pesait environ 750 g (je vous épargne les 753 ou 758…), les parures (les feuilles extérieures et les trognons des fleurettes) pesaient 250 g et le trognon (le cœur du romanesco pelé) 60 g.

Les trois recettes seront parfaites pour 3 ou 4 personnes (sauf la salade si vous la dégustez seule), mais rien ne vous oblige à tout manger le même jour…

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Epine-vinette et soupe orange

L’épine-vinette, c’est frais, acidulé, et bourré d’épines (attention à la manipulation des branches, si vous avez comme moi la chance d’en avoir quelques-unes venues d’Iran par une amie d’amie – oui oui, c’est ça la solidarité dans les découvertes culinaires !). Cette fraîcheur pimpante remplace à merveille les quelques gouttes de jus de citron qui peuvent ensoleiller un plat, et ça a de la mâche! Et puis c’est joli, non ? J’ai décidé de l’associer à une jolie soupe colorée et parfumée. A vos cuillères !

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Velouté orange, coriandre et épine-vinette

(Pour 4 personnes. Préparation : 10 min. Cuisson : 30 min.)

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Alain Passard, un cuisinier en son jardin

On ne présente plus, ou quasiment plus, Alain Passard. C’est en 1986 qu’il a ouvert, à Paris, son célèbre restaurant, L’Arpège. Depuis, cet homme a bouleversé le paysage de la gastronomie parisienne, française et mondiale, en tablant dès 2001 sur l’importance croissante du végétal dans la cuisine. Aujourd’hui cela peut paraître banal — des tables végétariennes ou véganes ouvrent presque toutes les 30 secondes (j’exagère à peine) —, mais son approche était alors loin de faire l’unanimité. On lui prédisait un rapide retour à la « normale ». Heureusement, il n’en fut rien.

Depuis, Alain Passard a fait l’acquisition de trois jardins (les potagers de Fillé, dans la Sarthe, et de Bois-Giroult dans l’Eure, ainsi que le jardin des Porteaux, face à la baie du Mont Saint-Michel) qui lui fournissent les fruits et légumes qu’il cuisine au quotidien.

Je l’ai rencontré il y a quelques jours et nous avons parlé végétal, mais pas que, et surtout de la tomate, cette beauté si malmenée.

Portrait
Le chef Alain Passard.

Quelques extraits de cette conversation, comme autant de pages d’un herbier fabuleux. D’un jardin extraordinaire…

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Aubergines chinoises, assaisonnement italien

Les longues et fines aubergines d’un violet pâle que l’on trouve en ce moment sur les marchés viennent d’Asie, mais sont aussi cultivées en Italie ou Espagne. Elles ont une trentaine de centimètres de long et pas plus de 2 cm de diamètre. Elles sont parfaites comme transition entre le manque hivernal et l’arrivée des grosses aubergines dodues du Sud. Celles-ci, venaient d’Italie et je les ai préparées… à l’italienne, avec origan, ail, menthe… Tous les parfums du Sud.

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Aubergines marinées

(Pour 4 à 6 personnes. Préparation : 15 min. Cuisson : 5 min. Marinade : 1 à 2 h.)

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Le temps des fleurs

Le printemps, c’est connu, est le temps des fleurs (celui des cerises viendra plus tard). Celles de courgettes ne sont pas, à la différence de beaucoup de leurs « congénères », de jolis décors ou de simples beautés langoureusement posées sur un plat. Non, elles savent se décliner en tempuras aériennes, à croquer toutes chaudes salées ou sucrées… Mais aussi farcies et légèrement gratinées, véritables petits coussins douillets à croquer, pour un bouquet de saveurs.

Fleur double
Une fleur de courgette… Double ! Achetée chez Rap.
Gratinées
Légèrement gratinées, craquantes et dodues.

Fleurs farcies

Pour 12 belles fleurs. Préparation : 20 min. Cuisson : 30 min.

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Double chou-fleur

« Je vous le coupe ? » (Sous-entendu « ma brave dame »…) Ben non ! Certes, il est un peu lourd le chou-fleur, mais prenez donc votre caddie ou faites-vous livrer, non, mais ! Je vous le dis et le répète : tout est bon dans le chou-fleur, zéro déchet ! Voici donc pour commencer une recette permettant d’en utiliser savoureusement les grosses feuilles qui, trop souvent et par ignorance, finissent dans notre poubelle au lieu de se sublimer sur nos tables. Quant au tronc, je vous en reparlerai bientôt : il me reste un chou-fleur quasiment entier…

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(Pour 2 personnes. Préparation : 10 min. Cuisson : 25 min.)

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Ma soupe « c’est n’importe quoi mais c’est bon »

Il était une fois un jour où je n’étais pas allée faire de courses parce que… vacances ! Il me fallut donc vider le frigo, et pourquoi pas le congélo, et tiens, un peu de placard. Cette soupe-là devint donc un joyeux mélange sans prétention mais très parfumé  : une soupe de légumes congelée au mois d’août précédent, des cèpes secs qui dormaient dans le placard, du comté qui s’ennuyait dans le frigo…  Et une manière de cuisiner les cèpes que j’ai bien aimée, presque comme des chips, en tout cas bien craquants !

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Soupe hivernale et couleurs printanières

Rien de tel qu’une bonne soupe réconfortante en ces froides journées d’hiver. La mienne est une soupe à la fois « fond de frigo » et « retour de marché ». Fond de frigo, parce que j’avais oublié un radis redmeat du marché précédent, et il en avait l’air tout chiffonné  ! En tout cas, il ne me donnait pas envie de le manger cru, un peu trop ramolli… Retour de marché, parce les tiges des brocolis ramenées étaient trop longues – je ne voulais utiliser que les fleurettes. Bref, une soupe que vous pouvez faire avec quasiment tous les légumes de votre frigo ou du marché.

Les petits légumes au début de la cuisson et la soupe prête à manger

Ma soupe tout en couleurs, et en douceur

(Pour 4 personnes. Préparation : 15 min. Cuisson : 30 min.)

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Poireaux et vinaigrette

Un petit tour chez Dada, le nouveau temple du bio à Paris, et… impossible de résister à l’attraction de ces poireaux crayons, vendus sous le nom de « poireaux-mini », tout jeunes, frais et tendres, d’à peine 4 à 5 mm de diamètre. Je les ai cuisinés illico en une vinaigrette toute douce, tant il est vrai que poireaux et vinaigrette, c’est une longue histoire d’amour !

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Vinaigrette de poireaux salée-sucrée

(Pour 2 personnes. Préparation : 15 min. Cuisson : 5 min.)

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Les artichauts poivrades

J’avais déjà fait une recette, avec des artichauts épineux, il y a quelque temps. Celle que je propose ici, réalisée avec des poivrades, lui ressemble, mais pas vraiment – gingembre et sauge apportent ici un fruité et une pointe d’amertume qui réussissent bien aux poivrades. Les poivrades, c’est tout petit, tout rond, tout doux, ça se croque cru, avec une vinaigrette (amusez-vous, il y a mille façons de faire une vinaigrette), ou bien en plongeant les feuilles puis le cœur dans une huile d’olive douce, ou encore avec une pointe de sel (essayez ceux parfumés, moi j’adore le fumé !)… Pour les conserver, s’ils ont une tige assez longue, mettez-les dans un vase, avec de l’eau fraîche, comme des fleurs. Ils se garderont facilement 4 à 5 jours, et bien mieux qu’au réfrigérateur.

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Poivrades rôties, ail, gingembre et sauge

(Pour 2 personnes. Préparation 15 min. Cuisson 10 min.)

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L’artichaut épineux, un cœur à prendre !

Avec leurs feuilles effilées, terminées par des épines terriblement piquantes, ils sont redoutables ! Alors, manipulez ces artichauts délicatement, en les tenant par la base – attention, la tige est, elle aussi, hérissée de nombreux petits piquants. Bref : prenez des gants !

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Une fois les plus grosses feuilles retirées, goûtez les plus tendres, crues, tout simplement, et vous serez surpris par leur douceur. Vous pouvez savourer les cœurs crus, à la croque-au-sel, ou en les plongeant dans une vinaigrette pas trop agressive (huile d’olive fruitée noir, plus douce, et jus de citron, par exemple).

Pour ma part, comme il me restait quelques agretti (voir recette ici) de ma ballade chez Terroirs d’Avenir, j’ai improvisé cette salade… Lire la suite

Les agretti ou le goût du printemps

Les agretti – petit mot qui sonne joyeux à mon oreille -, aussi nommés “barba dei frati” (barbe des frères, entendez “moines”), sont très couramment cuisinés en Italie. Cette plante vivace du bassin méditerranéen pousse au bord de la mer, comme sa cousine la salicorne. Elle est aussi cultivée, le plus souvent en eau salée, et récoltée lorsque ses tiges ne font pas plus d’une vingtaine de centimètres ; plus grandes, les tiges sont trop fermes.

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En Italie, on les aime très simplement : ébouillantés ou cuits à la vapeur, pas plus de quelques minutes, et servis tels quels avec un filet d’huile d’olive et de jus de citron. Je les ai préparés avec des linguine, et vous y retrouverez huile et citron, mais pas en jus.  Cru, c’est frais, vif et acidulé, avec un puissant goût d’herbe. Cuit, c’est toujours légèrement acidulé et ça rappelle l’épinard, mais en bien mieux – ça reste croquant sous la dent. Je les ai  trouvés chez Terroirs d’avenir, tout comme des artichauts épineux (recette à venir)

Linguine aux agretti

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Brocoli et chou-fleur rôtis

La mode est au chou-fleur au four, entier ou en fleurettes. Je l’ai mêlé au brocoli, pour le plaisir de la couleur et pour varier le goût. A croquer tel quel – à l’apéritif, c’est nettement meilleur que les chips ! –, ou comme tout légume pour accompagner viandes ou poissons, ou encore servi avec un boulgour ou un couscous…

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Fleurettes, avant et après cuisson.

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Les friarielli, toute mon enfance dans un bouquet

A la maison, leur légère et délicieuse amertume valait aux friarielli qui poussaient dans le jardin potager de mon grand-père d’être appelés « brocoli amers ». Je ne sais comment ils étaient arrivés jusqu’en Algérie. Sans doute dans les bagages de ceux qui revenaient de Naples. Car « friarielli » est leur nom napolitain – à Rome on les appelle « brocoletti » et dans les Pouilles « cime di rapa ». On les cueillait juste avant que les boutons floraux n’éclosent, ou en tout début de floraison lorsque commencent à apparaître quelques jolies fleurs jaunes d’or.

1.Friarielle

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