Notre ami le poulpe

C’est l’histoire d’un animal fascinant, l’un des plus intelligents parmi nos amies les bêtes. Allez fouiller sur le net, vous les verrez ouvrir des bocaux, se faufiler à travers d’étroites ouvertures pour fuir, jouer au ballon, bizuter les nouveaux venus en aquarium, se cacher entre deux demi-noix de coco, décorer leur tanière… Mais c’est aussi, il faut le reconnaître, (que dis-je, le regretter?) un mets absolument délicieux. C’est en tout cas le point de vue d’Anne Etorre (et le mien aussi d’ailleurs !) dans le petit livre qu’elle lui consacre : Le poulpe, dix façons de le préparer.

Poulpe.jpg
Lire la suite

Paris-Pékin 1984-1987 : le grand bond en arrière

En 1984, Stéphan Lagorce a à peine 22 ans, déjà une solide expérience en cuisine, et des rêves plein la tête. Quoi de plus naturel que d’acquiescer à la proposition de Pierre Cardin, qui vient d’ouvrir Maxim’s à Pékin ? Il y sera chef. Visionnaire, Pierre Cardin, nous dit Stéphan Lagorce : « Vous raconterez des choses stupéfiantes à vos petits-enfants. C’est vous qui devriez me payer pour aller à Pékin ». Et c’est à nous, lecteurs, que Stéphan raconte aujourd’hui ses quatre ans dans la capitale chinoise, à travers un petit livre réjouissant, Cuisine, marxisme et autres fantaisies*.

Livre.jpg

L’histoire commence comme un film de Buster Keaton ou de Charlie Chaplin.. Lire la suite

L’huile d’olive nouvelle de Maison Brémond 1830

Chaque année, l’huile d’olive nouvelle arrive au cœur de l’hiver, gorgée du soleil qui a nourri les olives tout l’été. La cuvée 2017/18 de Maison Brémond 1830 – Première récolte, First Harvest – est un délice d’une ardence toute en délicatesse, sans agressivité superflue. Testez. Versez-en quelques gouttes dans une petite cuillère et goûtez : j’y ai trouvé des épices douces, sensuelle cannelle et poivre frais et délicat – comme celui du Viêt-Nam, que j’ai acheté chez Olivier Roellinger –, un léger parfum d’herbe coupée et une parfaite longueur en bouche.

Huile nouvelle.jpg

Lire la suite

Végéterrien, un nouveau concept ?

Je suis le travail de Bernard Laurance depuis longtemps. Son blog, La cuisine de Bernard, est un régal (je vous en avais parlé ici) et ses livres donnent toujours envie de cuisiner. A propos de livre, justement, il vient de publier Végéterrien, un titre qui dit :
1. que nous sommes terriens – et là personne ne peut le contredire.
2. qu’il vaut mieux consommer végétal qu’animal.
Disons-le tout de suite, je ne suis pas végétarienne. Je suis un être humain qui se nourrit, comme tel, de végétal et d’animal. Ce qui ne signifie absolument pas « s’empiffrer » de viande, volaille ou poisson. Non, j’en consomme peu, de temps en temps et, surtout, en choisissant ce que je mange. Choisir, contrairement à ce que l’on dit parfois (trop souvent), est à la portée de tous. Il vaut mieux manger de temps à autre une bonne viande, bien élevée, en petite quantité, que souvent n’importe quoi acheté en supermarché ou en surgelé – allez voir votre boucher ou votre poissonnier, achetez au marché et surtout, posez des questions ! Autrefois, pour décrire ce régime alimentaire, ancestral raisonné, on utilisait le mot « omnivore », tout simplement. Et puis, les gens comme moi sont soudain devenus des « flexitariens »…  Soit. J’assume, jusqu’à la prochaine mode. Alors, je suis peut-être flexitarienne, très « flexi », mais ça ne m’empêche pas d’apprécier grandement le travail fait dans ce livre ! En matière de gastronomie aussi, je suis pour prendre le meilleur dans chaque école. Vive la cuisine laïque (un nouveau concept ?) !

Végé-terrien.jpg

Lire la suite

Les joies de la marée, par Patrick Cadour

Autant vous le dire tout de suite, je suis née au bord de la Méditerranée. Alors la marée m’est à peine plus connue que les rivages de la Mer de la Tranquillité… Quant à la côte atlantique, mes pieds – pour ne parler que d’eux – ne l’ont pas découverte avant mes 20 ans. C’est dire que les joies des balades interminables à marée basse furent pour moi une découverte tardive même si très agréable…

Patrick Cadour, lui, est un Breton pur beurre, même si la vie l’a surpris à se baguenauder le long d’autres rives, notamment africaines.

Patrick, je l’ai connu il y a quelques années via son blog Cuisine de la mer, un vrai bonheur d’écriture et de recettes. Allez vous y prélasser, je parie que vous adorerez. Que d’heures ai-je passé à m’esclaffer devant ses mots ! Combien de recettes ai-je suivies… J’en ai perdu le compte !

J’ai ensuite « rencontré » Patrick grâce aux « réseaux sociaux » – qui remplissent parfois leur fonction proclamée –, puis un jour, par hasard à Paris, au sortir d’un magasin d’alimentation coréen (ben voyons !)… il y rentrait – ou l’inverse. Il m’a annoncé qu’il travaillait à un livre. Chose annoncée, chose faite : ce livre je l’ai là, entre les mains.

Couv

Lire la suite

Les Éditeurs Associés font leur festival

Quatrième édition cette année du Festival Raccord(s), une association d’éditeurs qui regroupe les éditions À Propos, Chandeigne, Esperluète et Points de suspension – soit « les Éditeurs associés ». Leur but : faire rayonner les éditeurs indépendants grâce à  rencontres, conférences, signatures…

RACCORDS 2017 - AFFICHE PAGNI

CouvOK

Chaque année, ils invitent d’autres éditeurs indépendants.

En 2017, il y a, entre autres, Les Editions de l’Épure, avec Cuisine, marxisme et autres fantaisies de Stéphan Lagorce. Et ce samedi 22 avril, il y aura une rencontre-dégustation avec l’auteur, au Purgatoire, à Paris. Rappelons-le, Stéphan Lagorce fut chef du Maxim’s Pékin entre 1984 et 1987 : gageons qu’il  aura des anecdotes à nous raconter sur la Chine marxiste de l’époque !

Entrée : 5 euros.

Cuisine, marxisme affiche.jpg

Le Purgatoire
54 rue Paradis, 75010 Paris
Tél. : 01 48 78 77 13