Vert pesto et blanc mozzarella, le duo de l’été

Qui mieux qu’Alessandra Pierini pouvait écrire sur ces deux emblèmes italiens que sont le pesto et la mozzarella ? Alessandra est italienne, génoise – donc le pesto, elle connaît par cœur ! Après avoir cuisiné avec sa mère et sa grand-mère, régalé les Marseillais dans son restaurant, sa nouvelle mission est de dénicher les plus beaux produits italiens qu’elle vend dans sa boutique parisienne, Rap  — qui, je l’avoue, est l’un de mes repaires. Et elle nous transmet en outre le meilleur de la cuisine italienne, à travers des recettes, les classiques et celles qu’elle crée, dans nombre de livres. Les deux derniers parus, Le pesto et La mozzarella, aux Éditions de l’Épure, dans l’alléchante collection « Dix façons de le/la préparer« , sont parfaits pour l’été.

Le pesto, joyau génois

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Pesto et recette de mozzarella.

On l’a mis à toutes les sauces le pesto — à ne pas confondre avec le pistou provençal, sinon Génois et Provençaux vont mal le prendre !

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La brousse du Rove, l’inclassable

Des brousses ? Il en existe plein, me direz-vous, partout en France. Certes, mais celle dont j’entends vous entretenir ici,  la brousse du Rove, est unique. C’est un petit bijou à la saveur incomparable, à la texture tendre et légère, un délice que je vous souhaite de goûter – car elle ne voyage pas ou peu. Comme nombre de produits précieux, il faut aller à sa rencontre. Bon, je n’ai aucun mérite, je dois l’admettre : j’ai vécu des années durant entre Marseille et Carry-le-Rouet, à deux pas du joli village du Rove, précisément. Mais si vous n’avez pas cette chance, et si vos vacances vous portent du côté de Marseille…

Pour mieux nous la faire connaître, Mayalen Zubillaga a écrit un excellent petit ouvrage : Brousse du Rove, l’appel des collines. Juste au moment où la brousse du Rove obtient l’AOC (Appellation d’Origine Contrôlée), au bout de 10 ans de démarches.

C’est le 46e fromage français à obtenir cette appellation, et le seul préparé de cette manière…

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Champagne !

Oubliez les footballeurs et leurs millions, les stars et leurs excentricités, les jeunes P.-D.G. de la Silicon Valley… Non, les premiers consommateurs de champagne au monde sont… les Français ! Voilà qui est heureux pour le pays qui l’a créé.

Les Français, en effet, consomment en moyenne 9 bouteilles de champagne par an : une jolie moyenne, non ? Un breuvage de fête qui, n’en doutons pas, est réservé à célébrer tous les moments marquants de la vie. Qui imagine une naissance, un mariage et pourquoi pas un divorce, sans champagne ? C’est là qu’est le problème, se désole Antoine Gerbelle, co-auteur avec Sébastien Demorand de cet ouvrage pétillant, Le champagne, dix façons de l’accompagner : « C’est toujours et encore à l’apéritif ou en fin de repas ».

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D’où la mission que ce sont fixé les auteurs : faire du champagne un vin de repas comme un autre, le désacraliser pour mieux le valoriser. Mais attention, pas un repas de luxe, trop facile, mais un repas plus quotidien, avec une pointe d’inventivité. C’est le pari ici lancé à dix chefs, qui ont préféré radis, poireaux, sardines, œuf, calmars et autres choux de Bruxelles, aux truffes, homards et caviar de certains de leur collègues traditionalistes. Le résultat : dix joyeuses recettes, toutes suivies d’un conseil avisé pour le choix de la bulle appropriée.

Cuisinez, choisissez le bon champagne – demandez à votre caviste préféré – et régalez-vous, comme avec la recette toute simple que j’ai retenue pour vous donner envie : L’œuf mayonnaise, ivre de champagne. Je l’ai réécrite pour que vous ayez envie de la faire là toute de suite, mais allez la lire (p. 5), c’est un régal de poésie !

L’œuf mayonnaise, ivre de champagne

Recette de Nicolas Fabre, Le Bel ordinaire

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L’œuf mayonnaise,  ivre de champagne, le soir de la présentation du livre au Bel Ordinaire.

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Notre ami le poulpe

C’est l’histoire d’un animal fascinant, l’un des plus intelligents parmi nos amies les bêtes. Allez fouiller sur le net, vous les verrez ouvrir des bocaux, se faufiler à travers d’étroites ouvertures pour fuir, jouer au ballon, bizuter les nouveaux venus en aquarium, se cacher entre deux demi-noix de coco, décorer leur tanière… Mais c’est aussi, il faut le reconnaître, (que dis-je, le regretter?) un mets absolument délicieux. C’est en tout cas le point de vue d’Anne Etorre (et le mien aussi d’ailleurs !) dans le petit livre qu’elle lui consacre : Le poulpe, dix façons de le préparer.

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Paris-Pékin 1984-1987 : le grand bond en arrière

En 1984, Stéphan Lagorce a à peine 22 ans, déjà une solide expérience en cuisine, et des rêves plein la tête. Quoi de plus naturel que d’acquiescer à la proposition de Pierre Cardin, qui vient d’ouvrir Maxim’s à Pékin ? Il y sera chef. Visionnaire, Pierre Cardin, nous dit Stéphan Lagorce : « Vous raconterez des choses stupéfiantes à vos petits-enfants. C’est vous qui devriez me payer pour aller à Pékin ». Et c’est à nous, lecteurs, que Stéphan raconte aujourd’hui ses quatre ans dans la capitale chinoise, à travers un petit livre réjouissant, Cuisine, marxisme et autres fantaisies*.

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L’histoire commence comme un film de Buster Keaton ou de Charlie Chaplin.. Lire la suite

L’huile d’olive nouvelle de Maison Brémond 1830

Chaque année, l’huile d’olive nouvelle arrive au cœur de l’hiver, gorgée du soleil qui a nourri les olives tout l’été. La cuvée 2017/18 de Maison Brémond 1830 – Première récolte, First Harvest – est un délice d’une ardence toute en délicatesse, sans agressivité superflue. Testez. Versez-en quelques gouttes dans une petite cuillère et goûtez : j’y ai trouvé des épices douces, sensuelle cannelle et poivre frais et délicat – comme celui du Viêt-Nam, que j’ai acheté chez Olivier Roellinger –, un léger parfum d’herbe coupée et une parfaite longueur en bouche.

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Végéterrien, un nouveau concept ?

Je suis le travail de Bernard Laurance depuis longtemps. Son blog, La cuisine de Bernard, est un régal (je vous en avais parlé ici) et ses livres donnent toujours envie de cuisiner. A propos de livre, justement, il vient de publier Végéterrien, un titre qui dit :
1. que nous sommes terriens – et là personne ne peut le contredire.
2. qu’il vaut mieux consommer végétal qu’animal.
Disons-le tout de suite, je ne suis pas végétarienne. Je suis un être humain qui se nourrit, comme tel, de végétal et d’animal. Ce qui ne signifie absolument pas « s’empiffrer » de viande, volaille ou poisson. Non, j’en consomme peu, de temps en temps et, surtout, en choisissant ce que je mange. Choisir, contrairement à ce que l’on dit parfois (trop souvent), est à la portée de tous. Il vaut mieux manger de temps à autre une bonne viande, bien élevée, en petite quantité, que souvent n’importe quoi acheté en supermarché ou en surgelé – allez voir votre boucher ou votre poissonnier, achetez au marché et surtout, posez des questions ! Autrefois, pour décrire ce régime alimentaire, ancestral raisonné, on utilisait le mot « omnivore », tout simplement. Et puis, les gens comme moi sont soudain devenus des « flexitariens »…  Soit. J’assume, jusqu’à la prochaine mode. Alors, je suis peut-être flexitarienne, très « flexi », mais ça ne m’empêche pas d’apprécier grandement le travail fait dans ce livre ! En matière de gastronomie aussi, je suis pour prendre le meilleur dans chaque école. Vive la cuisine laïque (un nouveau concept ?) !

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