Les Éditeurs Associés font leur festival

Quatrième édition cette année du Festival Raccord(s), une association d’éditeurs qui regroupe les éditions À Propos, Chandeigne, Esperluète et Points de suspension – soit « les Éditeurs associés ». Leur but : faire rayonner les éditeurs indépendants grâce à  rencontres, conférences, signatures…

RACCORDS 2017 - AFFICHE PAGNI

CouvOK

Chaque année, ils invitent d’autres éditeurs indépendants.

En 2017, il y a, entre autres, Les Editions de l’Épure, avec Cuisine, marxisme et autres fantaisies de Stéphan Lagorce. Et ce samedi 22 avril, il y aura une rencontre-dégustation avec l’auteur, au Purgatoire, à Paris. Rappelons-le, Stéphan Lagorce fut chef du Maxim’s Pékin entre 1984 et 1987 : gageons qu’il  aura des anecdotes à nous raconter sur la Chine marxiste de l’époque !

Entrée : 5 euros.

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Le Purgatoire
54 rue Paradis, 75010 Paris
Tél. : 01 48 78 77 13

Hanami à Paris

Au Japon, « hanami » ou « ohanami », est la période de l’année où tout le pays s’agrège soudain dans les parcs pour admirer, en famille et/ou entre amis, les cerisiers en fleurs. Mais que cache ce mot, hanami, ou ohanami ? Explication rapide : le « o » est un préfixe honorifique, « hana » signifie « fleur », et « mi » vient du verbe « miru », « regarder ». On pourrait donc parler d’un moment de « contemplation des fleurs de cerisier ». Car ces fleurs sont celles  des cerisiers, les « sakura », véritables emblèmes de la civilisation japonaise. Belle tradition.

Ainsi, de mi-mars à mi-avril, la météo de l’archipel nippon va-t-elle même régulièrement jusqu’à indiquer à la télévision la progression de la floraison, sachant que celle-ci est très précoce à Okinawa, où elle peut commencer en février, et très tardive à Hokkaido, où elle peut se terminer en mai.

Chaque parc nippon possède ses cerisiers et les Japonais ont coutume d’aller y piqueniquer sous les arbres, sous une délicieuse neige de pétales.

Les Japonais vivant en région parisienne, forcément en manque de cette sortie annuelle bien ancrée dans les traditions nipponnes, ont pris l’habitude de se retrouver au Parc de Sceaux où de nombreux cerisiers leur servent brièvement de refuge madeleine-de-Proust. Et, savez-vous, les Français commencent à trouver cette fête joyeuse… Fêterons-nous bientôt hanami ?

Japonaise

Pour faire comprendre l’importance de cette tradition – et promouvoir les jeux Olympiques de Tokyo 2020 –, une soirée était organisée le 27 mars 2017 au Musée des Art Décoratifs. Quelques privilégiés, dont j’étais, ont eu la chance, dans cet espace éphémère,  de goûter à la cuisine du chef Zaiyu Hasegawa du restaurant Den à Tokyo ; d’écouter du koto joué par le quartette Mieko Miyazaki ; et de découvrir les splendides mises en scène de l’artiste floral Masaru Akai, réalisées avec les magnifiques branches de 6 variétés de cerisiers arrivées le matin-même du Japon, dont la palette chromatique allait d’un rose évanescent à un rose acidulé.

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Sébastien Demorand, réunion de chantier

C’est en mars qu’ouvrira à Paris Le Bel Ordinaire, un lieu voulu-imaginé-fantasmé par Sébastien Demorand. Lorsqu’il m’en a parlé, il y a quelques mois, j’ignorais encore les détails de ce qui mijotait dans sa tête – avec lui, à l’évidence, ça tournerait autour de la nourriture –, mais j’ai adoré le nom, « ordinaire », qui a ici le sens de ce qui fait un repas normal, quotidien, bien entendu. Mais accolez-lui « bel », et voilà un mot ordinaire qui soudain prend une tout autre dimension. Bref : bel+ordinaire pouvait devenir extra-ordinaire !

Il y a quelques jours, j’ai voulu revoir Sébastien, histoire d’en parler. Dans un Bel Ordinaire encore en chantier…

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Découvrir la cuisine indonésienne, vite !

Dans le cadre de son restaurant La Bauhinia,  le Shangri-La Hotel Paris propose, jusqu’au 12 février, un festival de cuisine indonésienne – le tout premier du genre. La cuisine est réalisée par William Wongso, l’un des plus grands chefs indonésiens, dont l’inspiration se nourrit autant de la cuisine de rue que de celle des palaces.

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Vous y goûterez une cuisine fraîche, acidulée, et doucement pimentée. Petite revue des plats que j’ai eu la chance d’y savourer le 7 février au soir, en invitée privilégiée.

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Il faut beaucoup aimer la meringue…

Vous êtes de ceux qui se damneraient pour une meringue ? Alors, La Meringaie est LA boutique que vous devez visiter d’urgence. Elle se trouve rue de Lévis, à Paris, où abondent des magasins plus alléchants les uns que les autres : Macis, Maison Brémond 1830, Les Calissons du Roy René… Sans oublier le marché, les bars et les restaurants. Bref, un lieu de perdition (ou de rédemption, c’est selon) !

La Meringaie propose des coques de meringue (française, et non italienne ou suisse), garnies de crème fouettée et de fruits de saison. Une sorte de pavlova, comme l’explique Marie Stoclet-Bardon, fondatrice de la maison et gourmande invétérée (elle a travaillé à La Maison du Chocolat et chez Fauchon). Associée à d’autres personnes aussi gourmandes qu’elle – Charlotte Sindou-Faurie, la chef, formée à l’Ecole Ferrandi ; Gilles Marchal le pâtissier que l’on ne présente plus ; Olivier Desdoigts, designer qui a aussi conçu la boutique ; et Benoît Bardon, époux de Marie et fils de vignerons –, Marie a créé voici un an cette jolie boutique.

Et depuis, cette belle équipe propose une nouvelle recette par semaine. Il existe donc déjà… 52 recettes. Certaines sont des classiques, comme Pélagie (crème fouettée à l’infusion de citron vert, framboises et fruits de la passion), Félicité (crème fouettée au chocolat, poires et framboises), ou encore Augustine (crème fouettée à l’infusion de thé, fruits rouges, fraises, framboises et groseilles). Elles réapparaissent, au fil de l’année et des saisons, aux côtés de nouvelles créations, selon l’humeur de Charlotte Sindou-Faurie.

Et cette semaine, Marie-Antoinette, une « galette des rois », Epiphanie oblige. Essayez-la, pour changer du feuilletage ou de la brioche des rois.

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Marie-Antoinette : meringue « macaronnée » à la poudre d’amande, crème fouettée à l’amande amère, poires et framboises.

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Karashi mentaïko, ça pique et c’est bon

Petite interrogation de cuisine japonaise : si je vous parle de « mentaïko », ça évoque quoi pour vous ? Etrange ce silence… J’en vois qui se cachent derrière leurs baguettes… Je vous avais dit de réviser… Et si j’ajoute qu’ils sont la spécialité de Hakata, dans l’île de Kyushu ? Toujours pas ? Bon, cessons la torture : ce sont des oeufs de cabillaud – et la prochaine fois que vous allez au Japon, notez bien que vous pouvez assister à un cours de préparation de mentaïko ! Ceux que j’utilise ici sont pimentés (karashi mentaïko) – mes préférés – mais on les trouve aussi nature, parfumés au yuzu, au kombu… Je les ai achetés chez K-Mart, le supermarché japonais-coréen de la rue Sainte-Anne, à Paris, et j’en ai fait deux recettes, la première classiquement japonisante et la seconde plutôt méditerranéenne… Oui, si on est grand, c’est pour s’amuser avec la nourriture !

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Ces œufs pesaient 65 g et j’en ai fait deux petites recettes pour deux. Deux bols de riz et quatre  tartines : soit, en cette période d’excès, deux recettes très légères, sans autre gras qu’un simple filet d’huile d’olive sur les tartines !

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Un bon coup de Fourchette

Nicolas Mouton (un nom prédestiné ?) est l’heureux chef  de La Fourchette du Printemps : speed (dans le bon sens), grande gueule (un peu), Nicolas dit ce qu’il a à dire, ce qui l’agace dans sa profession, mais aussi ce qui le comble – la fidélité de ses clients par exemple, qui le suivent depuis qu’il a ouvert (en 2009), ou son étoile gagnée en 2011. Il est passé par de grandes maisons  – le Bristol et le Crillon – avant d’ouvrir son propre restaurant, histoire d’être seul maître à bord. Seul maître, pour une cuisine précise, savoureuse et élégante, des assiettes jolies et vraiment appétissantes.
La Fourchette du Printemps se trouve à quelques pas des Batignolles, quartier parisien en devenir s’il en est, où sont déjà implantées bon nombre de belles adresses. Alors, faites quelques pas de plus pour goûter à la cuisine de Nicolas Mouton.
Après Paris, Nicolas vient de reprendre la Brasserie La Place, à Chantilly où, outre la carte du déjeuner et du dîner, vous pouvez – matin et après-midi – déguster des croque-monsieur, mordre dans un sandwich, vous jeter sur des gaufres, vous délecter d’une tarte au citron meringué… Entre autres délices.

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