Sébastien Demorand, réunion de chantier

C’est en mars qu’ouvrira à Paris Le Bel Ordinaire, un lieu voulu-imaginé-fantasmé par Sébastien Demorand. Lorsqu’il m’en a parlé, il y a quelques mois, j’ignorais encore les détails de ce qui mijotait dans sa tête – avec lui, à l’évidence, ça tournerait autour de la nourriture –, mais j’ai adoré le nom, « ordinaire », qui a ici le sens de ce qui fait un repas normal, quotidien, bien entendu. Mais accolez-lui « bel », et voilà un mot ordinaire qui soudain prend une tout autre dimension. Bref : bel+ordinaire pouvait devenir extra-ordinaire !

Il y a quelques jours, j’ai voulu revoir Sébastien, histoire d’en parler. Dans un Bel Ordinaire encore en chantier…

sd-2-ok

Lire la suite

Découvrir la cuisine indonésienne, vite !

Dans le cadre de son restaurant La Bauhinia,  le Shangri-La Hotel Paris propose, jusqu’au 12 février, un festival de cuisine indonésienne – le tout premier du genre. La cuisine est réalisée par William Wongso, l’un des plus grands chefs indonésiens, dont l’inspiration se nourrit autant de la cuisine de rue que de celle des palaces.

chef-william-wongso

Vous y goûterez une cuisine fraîche, acidulée, et doucement pimentée. Petite revue des plats que j’ai eu la chance d’y savourer le 7 février au soir, en invitée privilégiée.

Lire la suite

Il faut beaucoup aimer la meringue…

Vous êtes de ceux qui se damneraient pour une meringue ? Alors, La Meringaie est LA boutique que vous devez visiter d’urgence. Elle se trouve rue de Lévis, à Paris, où abondent des magasins plus alléchants les uns que les autres : Macis, Maison Brémond 1830, Les Calissons du Roy René… Sans oublier le marché, les bars et les restaurants. Bref, un lieu de perdition (ou de rédemption, c’est selon) !

La Meringaie propose des coques de meringue (française, et non italienne ou suisse), garnies de crème fouettée et de fruits de saison. Une sorte de pavlova, comme l’explique Marie Stoclet-Bardon, fondatrice de la maison et gourmande invétérée (elle a travaillé à La Maison du Chocolat et chez Fauchon). Associée à d’autres personnes aussi gourmandes qu’elle – Charlotte Sindou-Faurie, la chef, formée à l’Ecole Ferrandi ; Gilles Marchal le pâtissier que l’on ne présente plus ; Olivier Desdoigts, designer qui a aussi conçu la boutique ; et Benoît Bardon, époux de Marie et fils de vignerons –, Marie a créé voici un an cette jolie boutique.

Et depuis, cette belle équipe propose une nouvelle recette par semaine. Il existe donc déjà… 52 recettes. Certaines sont des classiques, comme Pélagie (crème fouettée à l’infusion de citron vert, framboises et fruits de la passion), Félicité (crème fouettée au chocolat, poires et framboises), ou encore Augustine (crème fouettée à l’infusion de thé, fruits rouges, fraises, framboises et groseilles). Elles réapparaissent, au fil de l’année et des saisons, aux côtés de nouvelles créations, selon l’humeur de Charlotte Sindou-Faurie.

Et cette semaine, Marie-Antoinette, une « galette des rois », Epiphanie oblige. Essayez-la, pour changer du feuilletage ou de la brioche des rois.

Galette.jpg
Marie-Antoinette : meringue « macaronnée » à la poudre d’amande, crème fouettée à l’amande amère, poires et framboises.

Lire la suite

Karashi mentaïko, ça pique et c’est bon

Petite interrogation de cuisine japonaise : si je vous parle de « mentaïko », ça évoque quoi pour vous ? Etrange ce silence… J’en vois qui se cachent derrière leurs baguettes… Je vous avais dit de réviser… Et si j’ajoute qu’ils sont la spécialité de Hakata, dans l’île de Kyushu ? Toujours pas ? Bon, cessons la torture : ce sont des oeufs de cabillaud – et la prochaine fois que vous allez au Japon, notez bien que vous pouvez assister à un cours de préparation de mentaïko ! Ceux que j’utilise ici sont pimentés (karashi mentaïko) – mes préférés – mais on les trouve aussi nature, parfumés au yuzu, au kombu… Je les ai achetés chez K-Mart, le supermarché japonais-coréen de la rue Sainte-Anne, à Paris, et j’en ai fait deux recettes, la première classiquement japonisante et la seconde plutôt méditerranéenne… Oui, si on est grand, c’est pour s’amuser avec la nourriture !

Mentaïko.jpg

Ces œufs pesaient 65 g et j’en ai fait deux petites recettes pour deux. Deux bols de riz et quatre  tartines : soit, en cette période d’excès, deux recettes très légères, sans autre gras qu’un simple filet d’huile d’olive sur les tartines !

Lire la suite

Un bon coup de Fourchette

Nicolas Mouton (un nom prédestiné ?) est l’heureux chef  de La Fourchette du Printemps : speed (dans le bon sens), grande gueule (un peu), Nicolas dit ce qu’il a à dire, ce qui l’agace dans sa profession, mais aussi ce qui le comble – la fidélité de ses clients par exemple, qui le suivent depuis qu’il a ouvert (en 2009), ou son étoile gagnée en 2011. Il est passé par de grandes maisons  – le Bristol et le Crillon – avant d’ouvrir son propre restaurant, histoire d’être seul maître à bord. Seul maître, pour une cuisine précise, savoureuse et élégante, des assiettes jolies et vraiment appétissantes.
La Fourchette du Printemps se trouve à quelques pas des Batignolles, quartier parisien en devenir s’il en est, où sont déjà implantées bon nombre de belles adresses. Alors, faites quelques pas de plus pour goûter à la cuisine de Nicolas Mouton.
Après Paris, Nicolas vient de reprendre la Brasserie La Place, à Chantilly où, outre la carte du déjeuner et du dîner, vous pouvez – matin et après-midi – déguster des croque-monsieur, mordre dans un sandwich, vous jeter sur des gaufres, vous délecter d’une tarte au citron meringué… Entre autres délices.

Lire la suite

Le citron : 100% vitaminé !

Alessandra Pierini, on la connaît bien à Paris : c’est elle qui anime (au sens strict : elle en est l’âme) avec talent et passion son magasin, Rap, où elle nous propose des merveilles 100% italiennes. Car en Italie, pays qui l’a vue naître, elle y retourne régulièrement pour dénicher des produits d’excellence. Vous ne connaissez pas la boutique ? Allez-y : vous y serez (bien) accueillis par Alessandra ou Fabio, qui vous expliqueront, vous feront goûter, vous donneront envie… Et je suis sûre que vous n’en partirez pas les mains vides.

Alessandra vient de publier aux Éditions de l’Épure – après Le fumé et La polentaLe citron, dix façons de le préparer.

citron

Lire la suite

Les choix de Delphine

Lorsque Delphine Plisson a créé la Maison Plisson, ils ne manquaient pas, ceux qui parlaient d’un nième magasin bobo… Grave erreur ! Delphine n’aime qu’une chose : manger et bien manger. Elle a donc sillonné la France, avec quelques privilégiés, à la recherche de beaux et bons produits – donc, de beaux et bons producteurs.

delphine-plisson

Aujourd’hui, Delphine vient de faire paraître Les vraies bonnes choses à manger.

Lire la suite

Christophe Vasseur : P comme Pain, Passion, Paris…

Christophe Vasseur est un homme heureux : il possède l’une des plus belles boulangeries de la capitale, la célèbre Du pain et des idées. Une boulangerie où l’on va surtout – enfin, pardon, moi, en tout cas –  pour « Le pain des amis », un pain d’exception, l’un de mes préférés au monde (si, si !). Mais je vous rassure, je craque également pour ses viennoiseries et ses galettes des rois (en saison). Bref, un lieu de perdition comme nous les chérissons…
Christophe, donc, vient de publier Le pain, de la terre à la table. Cet ouvrage raconte son histoire, sa passion, ses espoirs, ses angoisses… Le livre lui a demandé quatre ans de travail et, pour s’assurer qu’il serait tel qu’il le voulait, il l’a auto-édité, aucun éditeur de la place ou d’ailleurs ne le voulant ainsi. Une merveille, dont la direction artistique a été assurée par la talentueuse équipe de  be-poles, avec en matière première de très belles photographies de Benoît Linero et, bien plus qu’en accompagnement, des textes très réussis de Camille Sereis, qui a parfaitement su mettre en mots la passion de notre Christophe Vasseur.

Lire la suite

Dîner italien dans un café parisien

Le Café Martini, c’est, à deux pas de la Place des Vosges, un lieu simple dans un quartier parisien chic et cher.

Martini1.jpg

C’est surtout une vraie maison italienne, garantie « avec des vrais Italiens dedans » : Alexandre degli Espositi d’origine piémontaise, et son chef Alessio de Pitro, d’origine napolitaine. On y déguste d’excellents produits, tels la viande et le jambon cru de Daniele Oberto, venus tout droit du Piémont, ou les spaghettone de Benedetto Cavalieri. Sans oublier une cuisine italienne différente de celle habituellement servie, stéréotypée, dans une majorité des restaurants dits italiens de Paris : pas de pizzas uniformes, de pâtes banales ou d’énième panna cotta.

Lire la suite

L’effet Papillon de Christophe Saintagne

On ne la fait pas à Christophe Saintagne : c’est un chef, un vrai, un grand, un tatoué (heu, ça je n’en sais rien !), un élevé à l’école Ducasse. Après le Plaza Athénée et le Meurice, le voilà dans son restaurant à lui, Papillon. Tout beau, tout neuf, tout bon. D’aucun(e)s lui ont donné de très mauvais points ? Moi, je m’y suis régalée lors d’un déjeuner entre amies. Voilà, c’est dit. Et j’y retournerai.

Picture illustrating a post on elisabethscotto.com
La devanture : bleu et or, simple et graphique.

Lire la suite

Alexandre Stern, une histoire de miels et de cire

Alexandre Stern est un homme surprenant : depuis des années, il ne pense qu’aux miels et sillonne le monde pour dénicher ceux qu’il proposera finalement dans son magnifique magasin de la rue Vignon, à Paris, entre Opéra et Madeleine. Des  miels simples ou bien des mélanges dont il a le secret, qu’il baptise de noms poétiques : Miel des merveilles, Jardins d’Ispahan, Route des Indes

Mais aujourd’hui, outre ses créations (ne se dit-il pas « créateur de miels » ?) sa boutique est à son tour devenue une véritable œuvre d’art.

Lire la suite

Champeaux, une brasserie moderne

Dans le quartier des Halles « nouvelle version », sous la controversée canopée (moi, je n’aime pas du tout, mais bon, c’est mon goût, hein !), a ouvert début avril 2016 Champeaux, une grande brasserie lumineuse, le dernier né des restaurants d’Alain Ducasse.

Depuis la salle du restaurant, la coupole de la Bourse du Commerce, bientôt lieu d’exposition de la collection François Pinault. Et le bar où l’on peut déguster des cocktails et se restaurer.

Lire la suite

Morabeza, un coin de Cap Vert

C’est dans un coin paisible du 13e arrondissement parisien, à deux pas du Parc Montsouris et du 14e, en des murs où œuvrait naguère un “italien” sans prétention, qu’a ouvert il y a cinq mois le restaurant Morabeza, nouvelle invitation à découvrir la cuisine du Cap Vert.

Le Cap Vert (Vous savez, la patrie de la chanteuse Cesaria Evora ! Mais oui, vous savez…) c’est ce chapelet d’îles lascivement égrenées au large de l’Afrique de l’Ouest, regroupées sous les noms poétiques d’Îles du Vent et d’Îles sous le Vent… Ça y est ? La machine à rêve s’est enclenchée ?

Ici, donc, dans une décor jaune soleil, la chef, Maria, a décidé – après vingt ans de cuisine française – de faire retour vers ses racines capverdiennes, pour proposer une cuisine traditionnelle où se mêlent avec bonheur saveurs et textures africaines et portugaises. La carte  est assez courte (pour l’instant ?) et les plats très généreux. Une jolie adresse exotique aux prix très raisonnables.

Lire la suite

Ida, carbonara, et cætera

Accueil souriant, espace lumineux, banquettes noires et chaises rouges, sol noir et blanc, on se sent tout de suite bien chez Ida.
Ida, c’est le nom de la sœur adorée de Denny Ambroisi, le chef star de cette jolie maison.
Ida, c’est LE restaurant italien du moment à Paris, la référence pour la carbonara (Vous saurez tout à ce sujet dans la vidéo incluse).

Denny a ouvert sa maison il y a juste un an, après avoir travaillé  Lire la suite