Bonne bonite !

Cousine du thon, la bonite est un petit poisson (enfin, petit… Il peut peser jusqu’à 8-10 kg !) à la lisse robe argentée et à la chair rouge et ferme. Je l’aime depuis ma plus tendre enfance, depuis que mon grand-père Jean, pêcheur, en ramenait, tôt le matin, de sa pêche de la nuit, que ma mère préparait, soit pour la grillade, soit pour la mise en bocal. C’est de cette dernière manière que j’ai préparé celui-là (en haut sur la photo), 1 kg pas plus, et plein de laitances (oui, donc c’est « un »,  pas « une ») !
J’ai tout fait comme maman, et il n’y a pas eu grand chose à changer !
Le résultat : une bonite aussi bonne qu’un thon à l’huile, et pour beaucoup moins cher – et en plus, vous savez ce que vous avez mis dans votre bocal ! Des laitances à la texture un peu surprenante, peut-être un peu trop molle – mais écrasées et bien assaisonnées, c’est un régal.

Bonite
Trois bonites, la mienne est celle du haut, la plus grosse !

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Sakanappe

Je vous parlais de l’ikejime il y a quelques jours ? Eh bien, voici un instrument, conçu pour faciliter l’étape suivante, la préparation du poisson, que j’ai acheté au Japon.

Sakanappe OK

Cette petite pince, appelée « sakanappe »*, permet notamment de retirer la peau du poisson, d’en lever les filets, mais attention, le poisson ne doit pas être trop petit (comme expliqué dans la vidéo ci-dessous – non traduite, mais il suffit de regarder), ni trop gros (là, il vous faudra un vrai grand couteau). Enfin, il est parfait pour éliminer les arêtes des filets.

J’avoue que l’utilisation que j’en fais est assez réduite – je préfère utiliser couteau et pince à arêtes. Elle m’est surtout utile pour retirer les arêtes des poissons les plus gros.

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*De sakana, « poisson » et hei, « à plat » – la prononciation de ce dernier mot changeant en s’associant à sakana… Mais ça, c’est une autre histoire !

Ikejime

L’ikejime (prononcé « ikéjimé »), c’est la manière de tuer les poissons au Japon.
Eloignons les enfants et les personnes sensibles, tout comme ceux qui se battent contre la souffrance animale – à ces derniers, je dirai seulement que tuer un poisson ainsi est beaucoup moins barbare que le laisser lentement agoniser à l’air libre par asphyxie… Ici la mort est quasiment instantanée.

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