Le marché de Croix-de-vie

Des villes côtières de la Vendée, il en est une où mes vadrouilles estivales me conduisent régulièrement : Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Confessons-le, outre le plaisir de la proximité de l’océan – rare à Paris – et celui de la sardine, l’un des trésors de la pêche locale – activité rarissime dans la capitale –, j’y suis (surtout ?) attirée par le nombre de marchés qui s’y bousculent. Trois à Saint-Gilles, deux à Croix-de-Vie chaque semaine, soit cinq pour l’ensemble de ces deux villages qui, depuis 1967, ont su transformer le pont qui les séparait en lien qui les unit, pour former une même petite ville, installée sur les deux rives de la Vie – ça ne s’invente pas, puisque tel est le nom du cours d’eau qui court en son cœur…

Petite balade en images sur le marché de Croix-de-vie

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Le prosciutto di Parma, le deuxième joyau de Parme

Après le parmigiano reggiano, voici un autre régal italien, le prosciutto di Parma, autrement dit : le jambon de Parme. Comme le parmesan, ce jambon est soumis à des règles strictes établies par le Consortium du jambon de Parme, qui garantissent aux acheteurs un produit d’excellence. Et il est AOP depuis 1996.

Visite d’un site de production à Langhirano

Le salage

Les cuisses de porc qui arrivent sur le lieu de production du jambon pèsent au minimum 15 kilos et proviennent de porcs nés et élevés dans une zone géographique délimitée (nord et centre de l’Italie), n’ayant consommé que des céréales et du petit lait issu de la fabrication du parmigiano reggiano. Les cuisses sont parées (les parures sont utilisés en charcuterie) puis salées au gros sel de mer et stockées 24 jours à 3° maximum. Pendant cette période, on ajoute deux fois du sel.

0 Salage

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Le parmigiano reggiano, le premier des deux joyaux de Parme (*)

Parme, c’est une magnifique ville de la région d’Emilie-Romagne, d’une extraordinaire richesse historique. Pour en savoir plus sur ce lieu magique, il existe des livres, des reportages, que vous trouverez par vous-même. Mais c’est aussi – et ça, ça me parle directement – la patrie du parmigiano reggiano, le « parmesan » en français. J’ai eu la chance d’aller voir sur place comment ce dernier est fabriqué. Rapide voyage et deux petits films explicatifs.

(*) Le deuxième joyau (car il y en a bien plus que deux !) est le jambon de Parme. Je vous en parlerai très bientôt.

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Un cours de cuisine indonésienne

Plus de 15 000 îles, 250 millions d’habitants, un climat tropical… Et une gastronomie variée, aux multiples influences, régionales et coloniales : Malaisie, Inde, Chine, Hollande, Espagne, Portugal… innombrables sont les facettes de l’Indonésie.

Dans le cadre de la semaine Saveurs & Reflets d’Indonésie, l’École du Cordon Bleu organisait il y a peu un cours de cuisine indonésienne destiné à faire découvrir l’un des aspects de cette cuisine, l’une de ses clés incontournables : la pâte d’épices (ce que nous appelons couramment « curry ») – elle se décline en trois couleurs, blanche, jaune et rouge. Cette pâte est la base de toutes les préparations et,  raconte le chef Degan, « chaque matin, la femme indonésienne se lève tôt, va au marché et achète tout pour préparer la pâte ». Peut-être moins aujourd’hui tout de même, ces pâtes étant désormais proposées déjà prêtes dans nombre de boutiques.

Responsable de cette présentation, le chef  Degan Septoadji Suprijadi est une star en Indonésie et, outre la cuisine de son pays qu’il maîtrise parfaitement, évidemment, en sait  long sur la nôtre – il a fait une partie de ses études culinaires en Europe.

Le chef Degan et trois de ses chefs présents à l’Ecole du Cordon Bleu.

Equipe

L’équipe avec l’Ambassadeur d’Indonésie en France et son épouse.

La recette de ma mère

« La recette que je vais vous montrer est celle de ma mère. Chacun a la sienne. Vous mettez un peu plus de ceci ou de cela et la saveur sera différente. En vous promenant à travers les îles indonésiennes, vous verrez qu’elles sont très différentes. Entre Bali et Sumatra, il y a un monde ! »

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Balade hivernale à Shanghai

En janvier 2017, j’ai passé trois semaines à Shanghai. Je vous ai déjà fait partager une partie de mes expériences au cœur de la mégalopole, mais j’en ai en outre rapporté quelques images de rue – autour de tout ce qui se mange, évidemment. Sur la voie publique, bien sûr, mais aussi sur les marchés et dans les supermarchés, tant ce que l’on y trouve est varié et éclectique. En pleine évolution, mais obstinément traditionnel, attendu et pourtant si inattendu. Chinois, quoi.

• La mer

Poissons frais, coquillages, algues, méduses…

On trouve des poissons frais sur les marchés ou dans les supermarchés, sur les étals, en barquettes ou en aquarium (avec même un vrai poisson mort dedans !)

Poissons 1

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À Shanghai, c’est Akrame !

Je vous avais murmuré (ici et ) que l’un de nos chefs bien-aimés allait ouvrir à Shanghai. Le “secret” (relatif) peut désormais être levé, puisque le lieu a ouvert le 1er mars. Alors…

Le chef ? Oui, c’est bien Akrame.

Le restaurant ? Il s’appelle Akmé (comme acmé, mais avec le K d’Akrame).

Le lieu ? En plein cœur de la FFC (Former French Concession, l’ancienne concession française), à deux pas du consulat de France – entre autres représentations diplomatiques. Soit l’un des quartiers les plus prisés de la métropole, avec ses vieilles et souvent belles maisons et ses jolies rues ombragées par des platanes jadis plantés par les Français. L’on s’y croirait parfois, en se promenant le soir, et sans grand effort d’imagination, dans une ville du Midi… de la France.

Le très beau bâtiment du restaurant Akmé, et l’entrée. Dans les étages, un restaurant chinois, un club privé…

Akrame

akrame

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Susana et la chocolaterie

Tournez le dos à Chinatown en suivant Mott St. (nous sommes à New York), vous arrivez à Nolita – qui depuis qu’il n’est plus un coin de Little Italy s’est transformé en un quartier de boutiques, bars et restaurants branchés. Là, à quelques pas d’une poignée de vieilles échoppes chinoises, vous trouverez une toute petite boutique, moderne et lumineuse, ouverte en 2014 par Susana Yoon : Stick With Me.

Susana Yoon a eu plusieurs vies avant de devenir chocolatière. Mais en 2010, la voilà qui décide d’étudier à The International Culinary Center avant de travailler au Café Boulud puis de rejoindre l’équipe du célèbre restaurant Per Se où, grâce à Thomas Keller,  elle se perfectionne dans la confection des chocolats.

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